19-03-2019 11:53 PM Jerusalem Timing

Laurent Gbagbo arrêté par les forces françaises à Abidjan

Laurent Gbagbo arrêté par les forces françaises à Abidjan

Encore une fois, c’est l’ingérence d’une puissance post-coloniale en Afrique qui décide qui doit rester et qui doit partir!


Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi par les forces spéciales françaises et a été remis à des chefs de la rébellion, a déclaré à Reuters son représentant pour l'Europe, Toussaint Alain.


"Le président Gbagbo a été arrêté par les forces spéciales françaises et remis à des chefs de la rébellion", a-t-il dit de Paris alors que des chars français venaient de pénétrer dans la résidence du président ivoirien sortant.




"Ces chefs de la rébellion ont été convoyés sur place par les forces françaises qui ont pénétré dans la résidence avec des chars", a-t-il ajouté. "Le président était dans son bureau."

Selon l'armée française, Laurent Gbagbo n'est pas visé personnellement par cette opération, destinée à appuyer comme dimanche soir les frappes de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) visant à détruire les armes lourdes des fidèles du président sortant.


"Laurent Gbagbo n'est pas visé, ce n'est pas l'Onuci qui peut conduire ce type d'action", a déclaré le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées à Paris.


L'opération en cours a pour objectif d'éviter un "bain de sang", a dit de son côté un porte-parole de "Licorne" à Abidjan, la capitale économique .


Par ailleurs, Guillaume Soro, le Premier ministre du président élu de Côte d'Ivoire Alassane Ouattara, a invité lundi les derniers partisans du président sortant Laurent Gbagbo à déposer les armes.





"Je m'adresse solennellement aux officiers, sous-officiers, militaires du rang de toutes les forces, je vous lance un dernier appel au ralliement. Il ne peut y avoir de chasse à l'homme, rejoignez donc les forces républicaines", a déclaré Guillaume Soro dans une allocution retransmise par la télévision française.



Guillaume Soro a en outre demandé à la population "de garder le calme".



"Peuple de Côte d'Ivoire, séchez vos larmes, le cauchemar est terminé. Vive la République de Côte d'Ivoire", a-t-il ajouté.




"TOUS LES MOYENS NÉCESSAIRES"


À New York, Ban Ki-moon a confirmé dimanche avoir demandé aux casques bleus de recourir à "tous les moyens nécessaires" pour réduire au silence les armes lourdes des partisans de Gbagbo.


Selon lui, les bureaux de l'Onu en Côte d'Ivoire, l'hôtel du Golf et deux quartiers où résident des civils ont été frappés ces derniers jours.


Pour Paris, la situation humanitaire est "alarmante" à Abidjan et des exactions ont eu lieu "dans plusieurs quartiers" de la ville.