03-12-2016 11:50 PM Jerusalem Timing

"Israël" réagira si Moscou livre des missiles S-300 à la Syrie

Moscou critique la levée par l’Union européenne de l’embargo sur les livraisons d’armes aux rebelles syriens.

Moshe Yaalon« Israël » "saura quoi faire" si la Russie livre des systèmes de défense anti-aériens de type S-300 à la Syrie, a prévenu mardi le ministre israélien de la guerre Moshé Yaalon.

"Les livraisons n'ont pas eu lieu, et j'espère qu'elles n'auront pas lieu. Mais, si par malheur, ils (les S-300) arrivent en Syrie, nous saurons quoi faire", a dit Yaalon, dont l’entité sioniste reçoit des équipements militaires sophistiqués des Etats-Unis.

Selon la radio militaire, Yaalon faisait allusion à de nouveaux raids aériens que pourrait lancer Israël, comme il l'a déjà fait au début du mois contre la Syrie.

Moscou critique la levée de l’embargo sur les armes aux rebelles

Sergueï RiabkovMoscou a défendu mardi la livraison à Damas de S-300, des systèmes sol-air sophistiqués capables d'intercepter en vol des avions ou des missiles téléguidés, comme un facteur de dissuasion contre une intervention extérieure en Syrie.

"Nous considérons cette livraison comme un facteur de stabilisation", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

"Des mesures de cette sorte dissuadent en grande partie certains esprits échauffés d'envisager des scénarios dans lesquels le conflit prendrait un tour international avec la participation de forces étrangères", a-t-il ajouté, au lendemain de la levée par l'Union européenne de l'embargo sur les livraisons d'armes aux rebelles syriens.

Cette décision a été critiquée par Moscou, au moment où les efforts portent sur l'organisation d'une conférence internationale.

"Il est question d'une livraison d'armes défensives au gouvernement du pays, pour la défense des infrastructures et des armées contre le recours à des moyens dont, pour autant que je sache, les rebelles et les forces d'opposition ne disposent pas", a souligné M. Riabkov, en allusion à une intervention étrangère.

L'installation d'un tel système compliquerait toute nouvelle frappe israélienne contre la Syrie, et tout projet des Etats-Unis ou de leurs alliés d'établir une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie.

La Syrie avait réagi aux raids aériens israéliens en avertissant qu'elle répliquerait "immédiatement" et de façon "douloureuse "à toute nouvelle attaque d' « Israël » contre son territoire.