20-10-2017 07:59 AM Jerusalem Timing

Deux massacres en Syrie: anti chiite et anti sunnite

Deux massacres en Syrie: anti chiite et anti sunnite

Personne n’est épargné par les bandes salafistes takfiries

Sans répit, sans vergogne, sans aucun examen de conscience, les miliciens takfiris venus de plus de  40 pays en Syrie poursuivent leur campagne de massacre et de terreur contre le peuple syrien.

Toutes les raisons sont bonnes pour tuer. Il y a quelque jours, à Raqa, il a suffi les propos «  même si le prophète Mohammad en personne intervenait, je ne te prêterai pas », pour que le jeune adolescent de 15 ans, Mohammad Kattaa soit fouetté, puis exécuté de deux balles , devant ses parents, frères et soeurs.

Les raisons confessionnelles aussi font éclater les violences les plus hystériques.

Mardi, les Chiites du village Hatlah dans la province de Deir Ezzor en auraient  fait les frais. Femmes, enfants et hommes ont été massacrés de sang froid dans cette bourgade située sur le bord de l’Euphrate, et dont les habitants, aussi bien les sunnites que les chiites, appartiennent à une même tribu : Al-Bakarat.

Les auteurs de la tuerie, des centaines de syriens et de koweitiens, (on les voit très bien dans les vidéos postées) ont lancé l’assaut dans la soirée de mardi, puis ont poursuivi dans la matinée de ce mercredi, Armés de mitrailleuses et de mortiers, selon le site syrien Syria Truth, ils avaient auparavant marqué les maisons des chiites et les ont distinguées de celles de leurs proches sunnites, avant de passer aux massacres, et d’incendier les maisons.

Selon l’agence Ibna, les miliciens venus durant ces trois derniers jours des différentes régions de Deir Ezzor dont Bouknayel et Kouriyyé ont pilonné les maisons et tué des dizaines d’habitants.

Par la suite, ajoute l’agence, ils ont exécuté le religieux Sayed Ibrahim, sa femme et ses deux filles de 4 et 2 ans. Ils ont aussi enlevé des dizaines d’habitants dont le sort est encore inconnu. Avant d’incendier les maisons, ils les ont pillées. 

Justement, dans une vidéo diffusée sur la Toile,  l’un des miliciens répétait hystériquement aux cris d’Allah-ou Akbar :

«  les héros et les braves des moudjahidines de Deir Ezzor ont brulé les maisons de tous les renégats chiites chrétiens ».

En revanche, concernant les victimes, et contrairement à leurs habitudes, ils n’en ont montré qu’une seule, un homme barbu,  tué d’une balle dans la tête.

Et rien d’autre.

Il est dit aussi que le cheikh du village, Sayyed Hussein, figurent parmi les victimes. 

 

Par la suite, toujours dans la vidéo, l’un des miliciens s’est adressé via la camera « au peuple koweitien, aux sunnites koweitiens », lui demandant de se révolter contre les koweitiens chiites, accusant ces derniers de soutenir les chiites syriens. «  Révoltez-vous pour soutenir votre religion... et non pas le peuple syrien ... comme nous sommes en train de le faire, non parce que nous avons faim, ...., révoltez-vous pour votre religion », a-t-il lancé.

Dans une autre vidéo, on voit des miliciens montrer le portrait de l’Imam Ali, qu'il a du piller de l'une des mosquées,. Puis il se met ainsi que ses camarades à insulter le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah et jurer qu’ils vont venir le tuer, pour venger Qousseir.

Sachant qu’à Qousseir, aucun civil n’a été tué. La bataille avait eu lieu entre homme armés seulement, surtout que l’armée syrienne avant ouvert une brèche auparavant pour laisser passer les civils.

Chafi à Hezbollah 

Cheikh ChafiUne vidéo postée sur la Toile a montré aussi un religieux koweitien, Chafi Ajami, et quelques partisans qui se sont rassemblés devant l’ambassade du Liban a Koweït en train de se réjouir de la mort « de Sayyed »

«  Aujourd’hui, comme vous avez égorgez nos femmes et enfants à Qousseir, nous avons égorgé l’un de vos symboles, Sayyed Hussein qui était à Deir Ezzor. Nous l’avons égorgé, et nous avons égorgé son fils avec lui. Et demain, nous aurons rendez-vous avec Noubbol et Zahraa (deux villages chiites au nord d’Alep) , pour lesquels les membres du Hizbou Chaytane ( Hezbollah) ont été dépêchés par les avions », s’est-il targué.
 

La campagne koweitienneChafi fait partie de la douzaine des religieux salafistes takfiris qui ont lancé au Koweït une campagne énorme « pour armer 12.000 conquérants » pour la Syrie. La somme requise pour chaque milicien étant de l’ordre de 700 dinars.     
 

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Destructions à HatlaL’information du massacre a été relayée par l’Observatoire syrien des droits de l’homme, (OSDH) instance pro insurrection siégeant à Londres et qui alimente les agences internationales d’une façon arbitraire. Il a signalé que le nombre des victimes s’élève à 60. Alors que Syria Truth en évoque une centaine.

Pour sa part, le journal libanais Ad-Diyar a signalé que le religieux dont la mort a été annoncé s’appelle Sayyed Hussein Raja et qu’il jouait ainsi que ses fils un rôle important pour réconcilier les familles de Deir Ezzor aux rebelles armés qui voulaient déserter l’insurrection. 

A noter que l’OSDH a tenté de justifier l'assaut du village en disant qu’il a été donné en représailles à une attaque menée par des habitants contre un poste de la rébellion dans laquelle deux insurgés ont péri. Alors que les miliciens semblaient farouchement en colère pour la défaite des leurs camarades à Qousseir.

Et un massacre de sunnites

Un autre massacre aurait aussi été perpétré dans le village sunnite Jaraboulus  situé à la frontière turco-syrienne.

Selon l’agence de presse Asia,  les milices du front al-Nosra ont attaqué les maisons de cette localité de la province d’Alep, dont les habitants sont proches de la milice de l’Armée syrienne libre, et en particulier du bataillon Youssef Aljader.

Ils ont abattu certains de ses habitants, 19 selon Syria Truth, dont des femmes et des enfants, Zaki AlJader AlOmar (12 ans), Mahmoud-Kazkaz AlOmar (13ans), et Cheikh Jawish AlOmar (15 ans).. Une trentaine d’habitants ont été arrêtés. Et selon l’agence Asia, à l’heure actuelle, le front al-Nosra assiège le village.