22-01-2018 12:03 PM Jerusalem Timing

Le QG d’Ahmad al-Assir, une forteresse surarmée

Le QG d’Ahmad al-Assir, une forteresse surarmée

Le Hezbollah évacue un appartement à Saida.

Le Hezbollah a évacué mercredi soir appartement qu’il détenait à Abra (Est de Saida) près du quartier général de Ahmad Assir. Le Hezbollah a décidé d’évacuer cet appartement après la chute du quartier général d'al-Assir, anticipant une plainte de la part de ses adversaires.

Le Hezbollah a précisé qu’il avait acheté cet appartement avant 1997 et il servait de bureau pour le martyr du Hezbollah Ali Hassan Dib (assassiné par les forces d’occupation il y a 14 ans). Après le martyre de Dib l’appartement est devenu un foyer pour les étudiants du Hezbollah inscrits dans les universités à Saida, a-t-on ajouté de même source.

S’agissant d’un deuxième appartement présumé, le Hezbollah a informé l’armée qu’il était habité par une famille et il ne s’agit pas d’un bureau du Hezbollah, comme le prétend Assir et la députée du Future Bahia Hariri.

Il est à noter que l’appartement du Hezbollah n’avait jamais causé des problèmes aux habitants d’Abra, à l’exception de la  campagne violente menée par Assir, il y a quelques mois.

Assir avait prétendu que ces deux appartements étaient habités par des hommes armés et constituent un danger pour la localité de Abra.

Le QG d’Ahmad al-Assir, une forteresse surarmée

Des miliciens de la rébellion syrienne luttaient aux côtés d’AssirLa vie reprend lentement son cours normal à Saïda et à Abra, deux jours après la chute du quartier général d’Ahmad al-Assir, dans le chef-lieu du Liban-Sud.

Le périmètre de sécurité du cheikh en fuite reste interdit aux civils, en attendant la fin des opérations de ratissage, de fouilles et de désamorçage des bombes et mines placées par les miliciens.

QG d'Assir: des armes saisies par l'arméeLes militaires libanais ont découvert une véritable forteresse surarmée dans le secteur. Des quantités énormes d’explosifs et d’armes ont été saisies dans des dépôts souterrains.

Une source militaire, citée par la chaine de télévision LBC, a indiqué que des explosifs étaient également stockés dans le QG de cheikh al-Assir.

QG d'Assir: 200 kilogrammes de TNT saisis200 kilogrammes de TNT et d’importantes quantités d’armes ont par ailleurs été découverts au domicile d’Abdel Rahmane Chmandar, le frère de l’ancien chanteur Fadl Chaker, devenu extrémiste.

Chmandar était l’un des chefs du mouvement extrémiste Jund el-Cham (basé dans le quartier de Tawarik, à Aïn el-Héloué), qui a combattu aux côtés d’al-Assir, dimanche et lundi derniers.

QG d'Assir: des armes saisies par l'arméeLes armes et le matériel militaire découverts par l’armée montrent qu’al-Assir était en réalité à la tête d’une milice structurée, bien équipée, disposant de moyens considérables, et prête à passer à l’action.

Pendant ce temps, l’armée poursuit ses recherches pour retrouver Ahmad al-Assir et ses partisans.

Des unités militaires ont procédé à des perquisitions dans les régions et quartiers de Boustan al-Kabir, Barrad, Sabbagh, Abra, Majdelioune, et Taamir Aïn el-Héloué. Un grand nombre de suspects a été arrêté et d’autres ont préféré se rendre à la troupe.

Concernant le sort d’al-Assir, le secrétaire général du Fatah au Liban, Fathi Abou el-Ardate, a nié les informations selon lesquelles le cheikh intégriste et Fadl Chaker auraient trouvé refuge dans le camp d’Aïn el-Héloué.

«Nous ne répèterons pas le scénario du chef de Fatah al-Islam, Chaker al-Absi», a-t-il dit à la presse. Il a assuré que «les camps palestiniens resteront en dehors des ces conflits et tiraillements».

Citant des sources «qui suivent de près l’affaire de Abra», le quotidien Ad Diyar a d’autre part écrit, mercredi, que «le crime de Saïda a fait tomber les masques du phénomène al-Assir et d’autres mouvances semblables, existant dans plusieurs régions, et qui ont en commun leur hostilité à l’égard de l’Armée libanaise.»

L’objectif de ces groupes, poursuit le journal, est de prendre l’armée pour cible dans le but de la neutraliser car elle constitue «la dernière ligne de défense devant leur projet qui consiste à proclamer des émirats salafistes-takfiristes sur la terre du Liban».

Ad Diyar ajoute que «le crime de Saïda est similaire à celui commis contre l’armée à Nahr al-Bared en 2007 par Fatah al-Islam, qui a attaqué et assassiné de sang froid des militaires dans leur sommeil».

AlManar + Mediarama