05-12-2019 04:30 PM Jerusalem Timing

Retour à la normale en Syrie, aveux d’1 Syrien impliqué dans des actes criminels

Retour à la normale en Syrie, aveux d’1 Syrien impliqué dans des actes criminels

Les Syriens repprennent leur vie normale, jusqu’à quand?

Selon des sources bien informées, citées par le quotidien libanais asSafir,  la capitale syrienne a retrouvé ce Mardi et pour la première fois depuis des semaines,  sa vie normale: trafic dans les rues de la ville pendant le jour, tables occupées dans les cafés et restaurants, reprise des cours normaux dans les écoles privées.

Toujours selon les mêmes sources, un sentiment général prévaut de l’approche de la «fin de la crise », après des semaines de tension sectaire et  d'instabilité.

Toutefois, précise asSafir, les forces de sécurité syrienne et l’armée syrienne assiègent toujours  le centre de  Deraa, permettant aux citoyens de visiter leurs proches dans certaines zones rurales entourant la ville.

Ces sources ont affirmé au quotidien que ces opérations sécuritaires vont cesser bientôt, et que l'électricité est retournée dans les villages et les villes environnantes de la mohafazat, sans compter que  le gouvernement a envoyé des approvisionnements de farine pour éviter une crise de pain dans la région.

Egalement, les barrages militaires autour des villes de Douma et de Mouazamieh  ont été enlevés, sauf ceux à l’intérieur de la ville.


Un terroriste à Darea reconnait avoir tué et terrorisé les citoyens


Sur le plan sécuritaire, la télévision syrienne a diffusé les aveux d'Ibrahim Naïef al-Massalmeh, l'un des membres présumés de groupes terroristes à Daraa, qui a affirmé avoir mené des actes d'assassinat et de terrorisme contre les citoyens dans la ville.

Il a précisé que la personne qui a mobilisé les attroupements l'a désigné responsable de tout, indiquant qu'une information a été répandue  le désignant en tant que  chef de la révolution à Deraa.

Il a indiqué que le début de l'action armée à Deraa a commencé à partir du retrait des forces de sûreté. Il a ajouté que l'un de ses éléments, Yasser al-Mahamid a distribué 20 fusils et des munitions aux gens.

Al-Massalmeh a souligné que Fawzi al-Dhoun et Firas Nassar étaient responsables du groupe se trouvant à al-Kark alors que Mounir Aouj et son frère Mounib étaient responsables du groupe dans le quartier d'Aba Zeid, indiquant qu'Anas Soueidan, Mohammad Qteifan et Issa Abou Zayyan étaient responsables du groupe d'al-B'har.


Et de souligner que le nombre d'éléments de ces groupes a atteint 200 personnes, avouant  qu'au moment de l'entrée de l'armée ils ont tiré sur elle.

Il a affirmé que la fatwa de cheikh Rizq l'a poussé à donner l'ordre d'ouvrir le feu sur l'armée et les forces de sécurité, soulignant que des personnes riches dans le pays ont exprimé leur disposition à soutenir la révolution, notamment le richissime  Abou Jassem Jradat qui a envoyé trois millions de lives syriennes via l'avocat Mohamed Kheir.


"Lui et Chafiq Aba Zeid ont envoyé aussi de la nourriture aux manifestants. Yasser Mahamid a contribué avec 50 mille L.S, un don d'Ibn Alouane et il m'a demandé d'acheter de la nourriture pour les manifestants pour s'assurer que la révolution continue", a-t-il précisé.



Cortèges officiels pour sept martyrs


Les villages et les villes syriens ont accueilli et participé aux obsèques de sept martyrs de l'armée et des forces de sûreté, « tués par des bandes terroristes extrémistes à Daraa », selon l’agence SANA.


Dans des cortèges officiels et populaires imposants, le gouvernorat de Hama a fait le dernier adieu aux trois martyrs, l'adjudant-chef, Fadi Souleymane Chaddoud et les deux conscrits, Sadam Mustafa al-Ali, et Ra'ed Faouaz al-Hazoum.


De même, une foule imposante des habitants  d'Alep ont participé Lundi aux obsèques du conscrit Issa Moussa al-Moussa, tombé en martyr par les balles des groupes armés à Daraa où il accomplissait son devoir national.


M. Abdel Ghani, oncle du martyr, a affirmé que "tomber en  martyr" est un devoir national, surtout s'il y a un complot tramé par des forces extérieures visant à détruire la patrie et à porter atteinte à sa sécurité.


Le village de Taouahneh a participé aux obsèques de Fayçal Mohammad Jaddou, où son père a appelé à demander le jugement des groupes terroristes extrémistes qui ont assassiné son fils.

Par ailleurs, le village d'al-Toub à Deir Ezzor, a participé aux funérailles de son martyr le conscrit Abdel Majid Chihan al-Ali al-Kedro. Lors des funérailles du martyr, son oncle Mohammad al-Khalaf a affirmé que les Syriens sont disposés à présenter leur sang pour sacrifier le sol de la Syrie.


Dans un cortège officiel et populaire, les habitants du gouvernorat d'al-Hassaké ont fait le dernier adieu au martyr, le conscrit Saleh Younes Houeit.


La version de l'AFP

Selon l’AFP, les militants anti-régime ont appelé à des sit-in permanents à partir de mardi soir dans les villes de Syrie alors que plus de mille personnes ont été arrêtées ces deux derniers jours.

"Il y a eu une intensification insensée des arrestations. Les autorités arrêtent tous ceux qui veulent manifester", a indiqué l'Organisation nationale des droits de l'Homme (ONDH) selon laquelle le nombre de personnes arrêtées ces deux derniers jours dépasse les 1.000.



Selon l'organisation des droits de l'Homme "Insan", 607 personnes ont été tuées depuis le début de la révolte en Syrie, il y a un mois et demi. 


A Banias, à 280 km de la capitale, les protestataires s'attendaient mardi à un assaut des services de sécurité sur leur ville assiégée, a affirmé un militant des droits de l'Homme.

Pour sa part, Ammar Qorabi, président de l'Organisation nationale des droits de l'Homme, a affirmé qu'en "l'espace de trois jours plus de mille personnes ont été arrêtées en Syrie, dont la moitié à Deraa et sa province".

Par ailleurs, le journaliste algérien Khaled Sid Mohand, arrêté le 9 avril à Damas, a été libéré mardi.


Soutien chrétien aux réformes et à Assad

Sur le plan politique, le président  Assad, a rencontré une délégation des familles de Deir al-Zour, ainsi qu’une  une délégation de dignitaires musulmans à Damas pour la deuxième fois en un mois et demi.

De son côté,  l'archevêque maronite d'Alep Anis Abi Aad, a assuré que «les chrétiens de la Syrie sont attachés à leur terre pour le pire et le bon », soulignant que le « taux  de migration était plus élevé dans le passé alors qu’aujourd’hui il est en  déclin."


Dans une interview  à Sawt-alMada, Abi Aad a affirmé  que « les chrétiens veulent des réformes, même s’ils  n'ont pas souffert au cours de la période du gouvernement précédent, réitérant leur soutien  au régime dirigé par Bachar alAssad.


Enfin, le président Bachar al-Assad a examiné Lundi soir  à Damas avec Cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahyan ministre émirati des affaires étrangères les développements en cours dans la région arabe en particulier au Yémen à la lumière de l'initiative des pays du Golfe pour régler la crise.

Les deux hommes ont  aussi évoqué les mesures entreprises par la Syrie pour surmonter l'état actuel et renforcer le processus des réformes dans l'ensemble des domaines, selon SANA.