17-07-2019 11:30 PM Jerusalem Timing

Irak:l’agression "injuste" doit être stoppée par une action collective de l’ONU

Irak:l’agression

Selon les observateurs, le pape François reprend l’idée de la légitime défense, notamment en cas de danger de génocide, contenue dans la doctrine catholique.


   


Le pape Francois a recommandé de "stopper l'agression injuste" comme celle des takfiris  en Irak, par une action collective de l'ONU et pas à travers une intervention unilatérale, dans une critique implicite des frappes américaines.
   
Interrogé dans l'avion qui le ramenait de Corée du Sud au sujet des frappes américaines sur les cibles de Daesh  dans le nord de l'Irak, le pape a répondu : "dans le cas où il y a une agression injuste, il est licite de stopper l'agresseur injuste. Je souligne le verbe : stopper, je ne dis pas bombarder ni faire la guerre". Mais "une seule nation ne peut juger (seule, ndlr) comment arrêter" cette agression, a-t-il ajouté.
   
"Après la Deuxième Guerre mondiale, on a eu l'idée des Nations unies, c'est là qu'on doit discuter et dire : il y a un agresseur injuste. Comment allons-nous l'arrêter", a poursuivi le souverain pontife argentin.
   
Et "les moyens avec lesquels on peut arrêter l'agression injuste doivent être évalués", a encore estimé le pape, qui s'est dit heureux de pouvoir exposer exactement sa position.
   
Selon les observateurs, François reprend l'idée de la légitime défense, notamment en cas de danger de génocide, contenue dans la doctrine catholique.

Il a tenu à préciser ses idées après des prises de positions de plusieurs responsables religieux en faveur de frappes ou même d'une intervention terrestre contre Daesh.
   
Ces déclarations faites en raison des dangers pesant sur les chrétiens et d'autres minorités avaient suscité des questions sur un éventuel changement dans le refus traditionnel de l'Eglise de toute solution par la guerre. L'an dernier, sur le dossier syrien, le pape François avait réaffirmé avec force le postulat que tout est perdu avec la guerre.