21-05-2018 09:51 AM Jerusalem Timing

La question israélienne en Turquie: nouvel enjeu électoral !

La question israélienne en Turquie: nouvel enjeu électoral !

C’est une première en Turquie: la question israélienne occupe le centre des préoccupations électorales au point que le parti du Peuple républicain (laïque) l’utilise contre Erdogan, l’accusant d’être un menteur!

A la veille des élections législatives turques, prévues Dimanche, la polémique bat son plein entre le Premier ministre israélien, Recep Tayyip Erdogan et le chef du parti d’opposition le Peuple Républicain,  Kamal Oglu autour de la question israélienne !

En effet ce dernier a lancé une série d’accusations contre Erdogan , l’accusant d’être un lèche-botte des Israéliens !

Lors d’un festival électoral, Kamal Oglu a déclaré  qu'il ne reçoit pas des ordres de quiconque mais qu’Erdogan est celui qui reçoit des ordres des États-Unis.


Il a accusé Erdogan de mentir au peuple turc, lui demandant «Venez dire la vérité: qui s’humilie à Israël? Je vais vous le dire. Qui a envoyé en Israël un ministre pour discuter d’un investissement privé? C’est Erdogan ! Qui a envoyé un ministre à l'Europe pour discuter de ce qui peut être fait afin de se réconcilier avec le gouvernement d'Israël? C’est Erdogan. Et c’est lui qui cache la vérité aux gens ».


Et de poursuivre dans le même ton : «  Qui veut offrir à une société israélienne un contrat de déminage de la frontière turco-syrienne d’une durée de 49 ans ? C’est Erdogan ! Qui a gagné le Prix du Courage israélien? C’est Erdogan. Qui a empêché les députés de monter à bord du navire de Marmara? C’est  Erdogan. Qui a fait obstruction à la justice en empêchant  le ministère de la Justice d’enquêter sur le massacre de Marmara? C’est Erdogan ».


Par ailleurs, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmed Davutoglu a démenti les allégations de l'opposition assurant qu’aucun ministre ne s’est rendu en Israël pour améliorer les relations avec lui.

 «Aucune délégation turque ne s’est rendue en Israël, encore moins un ministre », a-t-il souligné.


Cela dit, l’une des candidates kurdes et faisant parti des favoris,  Leyla Zana a promis que l’année  2011 sera celle de l’autogestion des Kurdes par eux-mêmes.


Elle a affirmé  lors de sa tournée dans les villages dans la province kurde de Diyarbakr, que l'unité kurde fera libérer le leader du PKK Abdullah Ocalan de la prison  après les élections.


Zana, qui est le symbole de la lutte des Kurdes durant les vingt dernières années, a ajouté «que 20 millions de Kurdes demandent à jouir de leur  identité, de leur langue et d’une autonomie gouvernementale dans le cadre des lois. L'année 2011 sera celle de la gestion des affaires kurdes pars les Kurdes eux-mêmes. L’un des premiers résultats de ces élections sera l’appel à la libération de tous les prisonniers politiques ».


De son côté, l’écrivaine Nouray Mert a critiqué les projets de M. Erdogan dans la construction de routes et de barrages dans certaines régions kurdes afin de résoudre le problème kurde, soulignant  ne résout pas le problème kurde qui n'est pas une question de sécurité, ou d’infrastructures, mais une  question d'identité et de dignité personnelle. La question kurde ne peut-être résolue par des investissements qui cherchent à séduire les kurdes ».
 
Source: AsSafir