20-09-2019 12:50 PM Jerusalem Timing

La blogueuse syrienne "enlevée" à Damas est un étudiant US

La blogueuse syrienne

Dans un message d’excuse posté depuis Istanbul et intitulé "Excuse aux lecteurs", Tom MacMaster écrit qu’il ne s’attendait pas à susciter une telle attention.

Un étudiant américain installé en Ecosse a révélé dimanche qu'il était l'auteur du blog présenté comme celui d'une jeune Syrienne lesbienne, Amina Abdallah, devenue célèbre grâce à ses prises de positions contre le régime, rapporte lundi le Guardian.
 

Dans un message d'excuse posté depuis Istanbul et intitulé "Excuse aux lecteurs", Tom MacMaster écrit qu'il ne s'attendait pas à susciter une telle attention.
 

Mais, prétend-t-il, si la blogueuse n'existe pas réellement, "les faits relatés sur le blog sont vrais et pas trompeurs sur la situation sur le terrain" (en Syrie).
 
Selon le Guardian, des blogueurs avaient ces derniers jours découvert des éléments menant à Tom MacMaster et sa femme Britta Froelicher.
 
MacMaster, 40 ans, suit un master à l'université d'Edimbourg. Selon le quotidien britannique, sa femme prépare dans la même université un doctorat sur le développement économique syrien.

Le blog attribué à la jeune Amina Abdallah contenait d'ailleurs des photos prises par Britta Froelicher et postées sur son site d'échanges de photos.
 

"Je ne crois pas avoir fait de mal à quiconque (...) J'ai créé une voix pour des problèmes qui me préoccupe fortement", écrit encore MacMaster.
 

Une personne se présentant comme un parent d'Amina Abdallah avait annoncé il y a une semaine qu'elle avait été "enlevée" par des hommes armés dans une rue de Damas.
 
La pseudo "Amina Abdallah" animait un blog intitulé "une lesbienne à Damas" où elle avait posté plusieurs textes à l’encontre du régime.
 
Une page Facebook "Free Amina Abdalla" avait été créée à l'annonce de son enlèvement.

Rappelons que la semaine dernière, dans une déclaration sur France 24, une femme présentée comme l’ambassadrice de Syrie à Paris avait annoncé sa démission pour ne pas cautionner "le cycle de violence" dans son pays.

Or, l'ambassadrice elle même a déménti ces rumeurs et dénoncé une campagne de désinformation contre la Syrie, affirmant qu'elle va porter plainte contre France 24.