18-11-2019 08:26 PM Jerusalem Timing

Obama: une alliance avec Assad contre ISIS affaiblirait la coalition

Obama: une alliance avec Assad contre ISIS affaiblirait la coalition

Selon lui, les acteurs régionaux et internationaux, comme la Turquie, l’Iran et la Russie auront à négocier avec le peuple syrien pour mettre un terme à la guerre.

Le président américain Barack Obama a estimé dimanche à Brisbane que la coalition internationale combattant la milice takfiriste de l'Etat Islamique (EI-Daesh) serait affaiblie par une éventuelle alliance avec le gouvernement syrien.
   
"Selon nous, faire cause commune avec (le président syrien Bachar al-Assad) contre ISIL (l'un des acronymes utilisés par les USA pour désigner l'EI) affaiblirait la coalition", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet du G20.
   
M. "Assad a complètement perdu sa légitimité aux yeux de la majeure partie de son pays", a-t-il prétendu.



S'expliquant sur l'existence de contacts avec le gouvernement syrien, Obama a indiqué que son administration s'est contenté de lui  demander de ne pas intercepter les avions américains qui effectuent des opérations en Syrie contre Daesh. «  Nous avons informé le régime syrien que lorsque nous pourchassons ISIS dans leur espace aérien, il est préférable qu’ils ne nous attaquent pas », a-t-il indiqué.

Excluant que son administration ait réalisé une révision de sa stratégie globale en Syrie, comme certains médias américains ont rendu compte cette semaine, il a signalé que « la nature de la diplomatie » pousse parfois Washington à traiter avec certains de ses ennemis pour réaliser la paix en Syrie.

«  À un certain moment, le peuple syrien, certains acteurs régionaux comme la Turquie et l’Iran et ceux qui parrainent Assad comme la Russie auront à entamer un dialogue politique », a-t-il souligné. Excluant «  que le règlement politique de la guerre civile en Syrie ne garantisse le maintien d’Assad ».


De plus en plus d'observateurs croient deviner que l'administration américaine n'est plus pour le moment dans la perspective de renverser Assad, comme ce fut le cas au début de la crise syrienne.

AFP, al-Alam