19-10-2021 12:33 PM Jerusalem Timing

L’armée lance l’assaut à Jobar. Le religieux numéro un de Daesh abattu.

L’armée lance l’assaut à Jobar. Le religieux numéro un de Daesh abattu.

1500 miliciens ont fui vers le Liban. Des photographies de l’ancien détenu dans les geôles israéliennes Samir al-Kintar à Deir Ezzor.

C’est comme si la visite du président syrien Bachar al-Assad a donné le coup d’envoi pour libérer la totalité de la localité de Jobar, aux confins avec la Ghouta orientale. A peine le président syrien a-t-il quitté les lieux après avoir rencontré les soldats et diné avec eux la veille du nouvel an que l’armée syrienne a lancé l’assaut.

« Ont été détruits des tunnels et des dépôts d’armements, et repris des blocs résidentiels», a dit une source de l’armée syrienne pour le site libanais al-Hadath News.

L’avancée de l’armée se fait toutefois avec lenteur, via un procédé de grignotage graduel et méthodique.

 

1.500 s'enfuient

Dans le Qalamoune, à l’est de la Syrie, non  loin de la frontière libanaise, c’est Daesh qui semble gagner du terrain aux dépens des autres milices.

Ces derniers jours, quelques 1.500 miliciens islamistes l’ont fui et se sont cachés dans la localité libanaise de Aarsale.

Selon une source libanaise qui s’est confiée pour le site libanais al-Hadath News, ces miliciens fuyards appartiennent à la branche d’Al-Qaïda en Syrie le front al-Nosra et au Front islamique (pro saoudien). Ces deux milices sont en train de perdre leurs hommes qui préfèrent rejoindre les rangs de Daesh pour profiter des largesses que celui-ci leur accorde.

L’armée libanaise pour sa part s’attend à une bataille contre ces groupuscules armés les jours prochains.

Ce vendredi, rapporte le journal libanais al-Nahar, elle a bombardé des repaires des miliciens dans le jurd de Aarsale à l’artillerie lourde. Des renforts ont été envoyés à Ras Baalbek.


Selon al-Hadath News, elle a abattu ce vendredi matin 5 dirigeants du Nosra dans une rencontre alors qu'ils comptaient prêter allégenace à Daesh, dans le jurd de Aarsale. 9 autres miliciens ont été blessés dans l'attaque

Jeudi, le bombardement des miliciens se faisaient conjointement par les deux armées libanaise et syrienne.

Le temps des coalitions

Dans les rangs des milices, la formation des coalitions refait surface pour éviter davantage de combats fratricides aux conséquences fatidiques.

Après la naissance de la coalition «Front du Levant » la semaine passée dans la province d’Alep, deux nouvelles alliances de milices ont vu le jour:

Une dans le Qalamoune où elle a été baptisée «  Conseil consultatif des Moujahidines » (photo à droite), et comprend 6 milices, selon le chef de la milice Bataillons pour la libération du Levant, l’officier déserteur de l’armée syrienne le capitaine Firas al-Bitar.

L'autre à Deraa au sud de la Syrie, elle a été nommée «Armée Première » et comprend 3 milices proches de l’Armée syrienne libre (ASL) : l’Unité Hamza, le Front des révolutionnaires de Syrie, et la première légion d’artillerie. Le nombre de ses hommes est estimé à près de 10 mille.

Toujours à Deraa, des miliciens inconnus ont tué des activistes médiatiques travaillant pour le compte des groupuscules armés dans la ville Abtaa, dans la province.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ont été liquidés le membre des Comités de coordination de la ville, D. Darrar Jahed , un journaliste de la chaine de télévision de l’opposition syrienne armée Orient, Fayez Abou-Halawé, ainsi que Ahmad et Nacer Jahed.
Les raisons pour lesquelles ils ont été abattus n’ont pas été mises au claire.

 

Le religieux numéro un de Daesh abattu

Dans la province d'Alep, et plus précisément dans la localité kurde de Aïn Arab (Kobané),  il est question selon des sources médiatiques proche de Daesh de la mort de leur plus important juge religieux, Othmane al-Nazeh et d'un certain nombre de ses miliciens.

Originaire de la région saoudienne d'al-Assir, où il enseignait à l'Université Khaled Ben ABdel Aziz à Abha, avant d'en être expulsé pour ses convictions quaïdistes puis arrêté pour la même raison, on ne sait pas comment il a été libéré et comment il a rejoint les rangs de daesh en Syrie pour devenir son principale juge religieux.

A cette époque des responsables syriens et organes de presse avaient affirmé que les autorités saoudiennes ont vidé leurs prisons de tous les membres d'Al-Qaïda qu'elles avaient séquestrés, à condition qu'ils se rendent en Syrie.

Al-Nazeh s'était fait remarquer dans des vidéos postée sur You Tube ainsi que d'autres co-citoyens en piétinant le passeport saoudien et en le déchirant.

Les circonstances dans lesquelles il est mort n'ont pas été dévoilées.

 

19 civils tués à Alep par des tirs rebelles    

Toujours à Alep, au moins 19 civils, dont une mère et ses trois enfants, ont péri par la chute d'obus lancés par les rebelles sur des secteurs loyalistes d'Alep.
   
Les victimes, dont 5 enfants et trois femmes, ont été tuées jeudi dans des quartiers de l'ouest d'Alep. 32 autres personnes ont été blessées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
   
"Parmi les victimes figurent une mère et ses trois enfants qui étaient dans voiture touchée par un obus. Le père a été blessé", a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
   
Alep est divisée depuis juillet 2012 entre secteurs loyalistes dans l'ouest et secteurs rebelles dans l'est. Ces derniers sont menacés depuis début octobre d'être assiégés totalement face à l'avancée de l'armée qui veut couper leur route d'approvisionnement.


C'est l'une des rare fois que l'OSDH s'intéresse au sort des civils des quartiers loyalistes d'Alep qui sont constamment victimes de roquettes tirées des quartiers rebelles. Généralement, les attaques meurtrières qu'ils subissent sont omis, soit elles sont présentées comme étant une réaction aux raids lancés par l'armée régulière contre les quartiers contrôlés par les milices.   


Kintar à Deir Ezzor

Par ailleurs, les sites d’information libanais ont diffusé ces derniers jours les photographies de l’ancien détenu libanais dans les geôles israéliennes Samir al-Kintar en compagnie du commandant du bataillon de la Garde républicaine syrienne, le général Issam Zahreddine.

Celui-ci s’est rendu célèbre en conduisant avec succès la bataille de l’armée syrienne contre Daesh à Deir Ezzor, à l’est de la Syrie. C’est grâce à sa performance et à celle de son unité "le bataillon 104" que la milice wahhabite essuie des pertes dans ses tentatives de prendre l’aéroport militaire de ce gouvernorat.

Cette unité militaire qui était dans le passé chargé de protéger les palais présidentiels et de veiller à la sécurité du président syrien constitue a l'heure actuelle la tête de lance de la guerre contre Daesh à l'est de la Syrie.
 
Zahreddine jouit d'une très bonne réputation au sein des Syriens loyalistes, aussi bien pour sa bravoure qui s'illustre à travers sa participation à toutes les batailles que pour ses performances militaires et la discipline dont font preuve ses hommes.