27-05-2018 03:06 PM Jerusalem Timing

S.Nasrallah dévoile les liens entre les enquêteurs du TSL et la CIA.

S.Nasrallah dévoile les liens entre les enquêteurs du TSL et la CIA.

S.Nasrallah a rejeté toute décision émanant de ce tribunal, produit israélo-américain. Il a en outre assuré qu’il n’y aura pas de guerre au Liban.

Dans la première réaction du Hezbollah, sur la remise de l’acte d’accusation lié à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, le secrétaire général du Hezbollah, sayed Hassan Nasrallah, a exclu l'arrestation des quatre accusés cités dans les mandats d'arrêt.

« Ce tribunal est pour nous un pur produit israélo-américain. Sur cette base-là, nous rejetons ce tribunal et tous les verdicts et les accusations nuls et non avenus qui en émanent ». « Aucune force ne pourra arrêter ceux qui sont mentionnés dans l'acte d'accusation (...). Il ne sera pas possible de les arrêter ni dans 30 jours, ni dans 30 ans ni dans 300 ans », a affirmé sayed Nasrallah, dans un discours de plus d'une heure retransmis en direct par la télévision, Al-Manar.

Sayed Nasrallah a également mis en relief, documents et vidéos à l’appui, la corruption des enquêteurs et leurs liaisons avec des services de renseignements étrangers, notamment la CIA. Il a également révélé le transfert de 97 ordinateurs vers l’entité sioniste. Sayed Nasrallah a enfin écarté toute possibilité de nouvelle guerre civile ou d'affrontements entre musulmans sunnites et chiites.

Voici les principaux points de son discours :

La raison de mon discours est la publication de l’acte d’accusation à l’encontre des résistants ayant un passé honorable dans la résistance contre l’occupation israélienne au Liban.

La remise de l’acte d’accusation au procureur libanais est une nouvelle étape dans un long processus qui a commencé le 15 août 2006 par un article du quotidien français Le Figaro accusant le Hezbollah d’être derrière l’assassinat de Rafic Hariri. La divulgation de cette version attendait l’issue de la guerre de juillet 2006.

 En voyant qu’elle aboutissait à une défaite israélienne, il a été décidé de déclencher une vaste campagne pour dénigrer le Hezbollah.

L’enquête a commencé par être dirigée contre la Syrie puis par l’arrestation des quatre généraux avant d’en arriver au Hezbollah. L’objectif du Tribunal Spécial pour le Liban (TSL), est de ternir l’image de la résistance et a pour objectif de semer la division au Liban, et entre sunnites et chiites.

 L’Enquête et les enquêteurs

Un de nos problématiques concernant l’enquête est qu’il s'est baseé sur une seule hypothèse celle de  la Syrie, les généraux et le Hezbollah. Pourquoi ils ne prennent pas en en considération l’hypothèse de l’implication israélienne dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre.


J’ai montré la piste israélienne en présentant un faisceau d’indices et de présomptions, (la présence d’espions et d’avions israéliens au dessus du Saint-Georges, lieu de l’attentat), dont ni le procureur Bellemare ni quiconque qui affirme vouloir la vérité ne s’est soucié.

Mais le procureur général du tribunal les a ignorées, se contentant de demandant une copie de la conférence (tenue par sayed Nasrallah). Le procureur Bellemare a déclaré se baser sur des preuves indirectes faute de preuves directes, alors que celles présentées par le Hezbollah et qui sont crédibles aux yeux de nombreux juges libanais et internationaux consultés par le parti, ont été rejetées.

Au lieu de d’interroger les israéliens ils ont coopéré avec eux. Le TSL a en fait été créé pour des raisons politiques et il lui est interdit de mener la moindre enquête en "Israël".

Par contre, et selon les déclarations du premier président de la commission d’enquête ( le juge Detliv Meliss) au Figaro en 2005, il est autorisé à prendre des informations de l’entité sioniste et de coopérer avec lui. Son adjoint Lehman a lui aussi reconnu qu'il y collaboration avec "Israël".

Transfert de 97 ordinateurs vers Israël

Après le début du travail du TSL, les enqueteurs et les équipements de la commission d’enquete ont été évacués du Liban. Le tribunal n’a plus qu’un bureau au Liban, tous ont quitté via l’aéroport de Beyrouth, à l’exception des 97 ordinateurs. Ces ordinateurs ont été transférés chez qui en Israël, surtout qu’il est l’un des pays les plus développés au niveau de la technologie.

Preuves à l’appui

Lors de son discours, la chaine AlManar diffuse un document signé par le secteur douanier israélien affirmant le transfert des 97 ordinateurs liés à l’enquête vers Israël.

 

 

Liaisons des enquêteurs avec la CIA

Pour la crédibilité de l’enquête le tribunal aurait dû adopter des enquêteurs impartiaux, or les experts, les officiers et les conseillers du tribunal ont des passés hositles à la résistance et des liens avec la CIA.

Un tribunal international dont la mission est de dire le droit et de rendre justice ne peut pas être composé de personnes partiales,
ayant un contentieux personnel avec les parties accusées.

Un des conseillers du procureurs, un des grands officiers de la CIA a travaillé 15 ans contre le Hezbollah et a participé au massacre de Bir Abed en 1984, qui a visé le défunt sayed Mohammad Hussein Fadlallah, et qui a coûté la vie à près de cent personnes.

Documents à l’appui

Lors de son discours, la télévision Al-Manar a diffusé des informations sur:

 Nick Caldas, australien, ancien responsable des investigations au sein de
la commission d’enquête internationale, lié à la CIA et ayant travaillé en Irak pour créer un service de renseignements irakien sous l’occupation américaine du pays.

 

Michael Taylor, britannique, responsable des investigations au TSL,
 un ancien chef des services de renseignements britanniques, il est spécialisé dans la lutte contre contre le « terrorisme islamique ».

 

Darrel Mendez, américain, responsable des poursuites au bureau du procureur,
« ancien des marines et lié à la CIA et au FBI ».

 

Doreid Bcherraoui, libano-français, conseiller juridique du procureur,
« il a été le premier à lancer via les médias des accusations contre la Syrie et les services libanais, hostile à la résistance et responsable de plusieurs décisions du bureau du procureur dans l’affaire des faux témoins ».

 

 Robert Baer, conseiller du procureur, spécialiste des affaires islamiques,
ancien officier de la CIA, il a été envoyé au Liban pour traquer Imad Moghnié. Il a avoué, dans une interview avec une chaine arabe, d’avoir travaillé près de 15 ans pour le Kidnapper. En 1985, il a participé à l’assassinat de Sayed Fadlallah tuant et blessant plus de 300 personnes.

Cette équipe est-elle compétente. Certains d’entre eux sont des assassins ou espions et la plupart d’entre eux collaborent avec la CIA. Cette équipe pourrait accepter l’hypothèse de l’implication d’Israël?

La corruption des enquêteurs

La corruption vient s’ajouter à l’agressivité des enquêteurs et à leur partialité. Nous allons parlé du vice-president de la commission d’enquête Gerhard Lehman. Qui pour des dizaines de milliers de dollars il vend des documents liés à l’enquête.

Preuves à l’appui

Une vidéo montrant Lehman en train de prendre l’argent en échange de la vente des documents.

Comme vous l’avez vu il est content en prenant l’argent. Au bout d’un certain temps,  c’est Lehman lui-même qui contactait certaines parties pour leur proposer d’acheter d’autres pièces du dossier car il avait besoin d’argent .

S’il vend les témoignages pour une poignée de dollars, que ferait-il si on lui donnait des millions ?

Implication de la commission d’enquête dans les faux-témoins

Bellemare a personnellement travaillé à la levée de la note rouge placée sur Mohammad Zouhair Siddiq (fameux faux-témoin)  auprès d’Interpol, annulant ainsi les poursuites engagées contre lui. Je promets de présenter des preuves là-dessus plus tard.

Un timing suspect

Il y a une exploitation politique de l’enquête internationale puis de l’acte d’accusation.

 La publication de l’article de Der Spiegel a eu lieu avant les élections de 2009, la remise de la première version de l’acte d’accusation a coïncidé avec les consultations parlementaires après la chute du gouvernement Hariri, la seconde version a été remise à la veille du rassemblement du 13 mars et récemment la remise de l’acte d’accusation au procureur Mirza a eu lieu à la veille du vote de confiance au Parlement .

L’objectif est de faire tomber le gouvernement à tout prix.  Ils ont attendu tout ce temps parce qu’ils misaient sur l’incapacité de la nouvelle majorité à former un gouvernement.

L’acte d’accusation est donc venu à point nommé pour fournir à la nouvelle opposition une arme pour faire tomber le gouvernement. L’acte d’accusation est ainsi un moyen de revenir au pouvoir, non un chemin vers la vérité et la justice. Il renforce un camp politique contre l’autre.

 

Antonio Cassesse grand ami d’Israël

Le président du Tribunal, Antonio Cassesse, est un grand ami d’Israël selon l’un de ses amis lors de la conférence Herziliya (institut sioniste d’études politiques et stratégiques).

Vidéo à l’appui

Le 3 fév. 2010, lors de la conférence Herzliya , le professeur américain George Filcher, dit: Antonio Cassesse n’a pas pu venir participer à cette conférence, il est l’un des grands amis d’Israël et un de nos amis.

En 2006, Cassesse envoie une lettre adressé aux autorités israéliennes dans laquelle, il affirme qu’Israël est la seul pays démocratique dans la région, et qui respecte les droits de l’Homme. Dans cette lettre Cassesse reconnait qu’Israël a occupé Gaza mais considère que les Gazaouis ont eu recours à la violence et au terrorisme.

Sayed commente les positions de Cassesse

Les 11000 détenus par Israël, les massacres israéliens au Liban et ailleurs font partie du respect des droits de l’Homme. Comment ce grand ami d’Israël pouvait être impartial à la tête du TSL. Il y a une règle de droit reconnue dans toutes les justices du monde et qui veut que lorsqu’une partie mise en cause judiciairement a un contentieux personnel avec le juge, elle peut réclamer que
celui-ci soit dessaisi du dossier.

Position du Hezbollah à l’égard de l’acte d’accusation

Aux gens :

Je dis aux gens ne prêtez pas l’oreille à ce que les Israéliens disent aujourd’hui du Liban. Il n’y aura pas de zizanie entre Libanais et entre les sunnites et chiites. Il n’y aura pas de guerre civile.

Aux forces du 14 mars :

N’assumez pas la responsabilité de ce dossier à Mikati. S’il y avait ajourd’hui un gouvernement qui n’est pas présidé par Mikati mais par Saad Hariri ou Siniora, est ce que ce gouvernement pourraient arreter ces personnes? Aucune force ne pourra arrêter ceux qui sont mentionnés dans l'acte d'accusation (... ) Il ne sera pas possible de les arrêter ni dans 30 jours, ni dans 30 ans ni dans 300 ans. Les choses iront jusqu'au procès par contumace, le verdict est déjà prêt. Donc ne demandez pas du gouvernement de Mikati ce qu’il est incapable de faire et il en est de même pour vous.

 Lettre signé par Saad Hariri en échange de rester au pouvoir

 Ne demandez pas au gouvernement de Mikati ce que Saad Hariri a accepté de faire en échange de rester au pouvoir. Si vous voulez (députés du 14 mars) je vous envoie une copie dans ce sens. Le Premier ministre qatarie et le ministre des affaires étrangère turc nous ont livré ce document accepté par Hariri, les français, le turcs, les syriens et même Clinton était prête à le signer, mais nous l’avons refusé pour des raisons nationales.

 Aux sympathisants de la résistance

 Ne vous inquiétez c’est une partie de la guerre que la résistance affronte depuis la création de l’entité sioniste en 1948. Ce sont les conséquences du choix de la résistance et de la libération de la Palestine. Nous déterminés à poursuivre le choix de la résistance avec courage et force. Il y a certains qui veulent vous vous provoquer, y a certains politiciens au Liban qui veulent la divisions, je veux le dire, y a certains chrétiens des forces du 14 mars qui rêvent de voir une division entre sunnites et chiites. Enfin, cette résistance-avant le tribunal, Cassesse et Mellis et tous ceux qui les soutiennent- va très bien et ne vous inquiétez pas pour elle.