18-02-2020 12:40 PM Jerusalem Timing

Plus de 50 morts attribuées à Boko Haram au Nigeria et au Cameroun

Plus de 50 morts attribuées à Boko Haram au Nigeria et au Cameroun

Le refus des Etats-Unis de fournir des armes aux troupes nigérianes en raison "de soi-disant violations des droits de l’Homme" ne fait que profiter à Boko Haram.

Des attentats attribués aux takfiristes de Boko Haram ont tué plus de 50 personnes mercredi au Nigeria et au Cameroun.

Au Cameroun, deux jeunes filles kamikazes ont tué au moins 11 personnes en se faisant exploser à Maroua, la capitale de l'Extrême-Nord, région régulièrement ciblée par les takfiristes nigérians de Boko Haram.

A Gombe, dans le nord-est du Nigeria, quelque 42 personnes ont été tuées dans l'explosion de plusieurs bombes dans deux gares routières.

Les premières explosions ont eu lieu vers 19h30 locales (18h30 GMT) près de l'entrée de la gare de Dadin Kowa, et le secteur de Dukku a été secoué environ 20 minutes après.

Il était impossible de déterminer mercredi soir si ces explosions étaient liées à des attentats suicide ou si les lieux avaient été piégés.

Ces attaques semblent porter le sceau de Boko Haram, qui a visé dans le passé des gares routières bondées, des mosquées, et des églises au cours de ses six années d'insurrection.

Peu avant, Boko Haram avait publié une nouvelle vidéo sur Twitter, dans lequel le groupe affirme ne pas avoir été vaincu et menace : "Nous viendrons de là où vous ne vous attendez pas, plus forts qu'avant."

Depuis la prise de fonction du nouveau président nigérian Muhammadu Buhari le 29 mai, qui a fait de la lutte contre Boko Haram une priorité, quelque 570 personnes ont péri au Nigeria dans les violences takfiristes, selon un comptage de l'AFP.

En visite à Washington, M. Buhari a estimé mercredi que le refus des Etats-Unis de fournir des armes aux troupes nigérianes en raison "de soi-disant violations des droits de l'Homme" ne faisait que profiter à Boko Haram.

"De manière regrettable, sous couvert de cette loi et en raison d'affirmations non fondées de violations des droits de l'Homme par nos troupes, nous ne pouvons pas avoir accès aux armes stratégiques appropriées pour mener cette guerre", a déclaré le président nigérian lors d'une allocution devant des élus et des militants.

Avec AFP