18-02-2020 09:14 PM Jerusalem Timing

L’armée syrienne se retire de Hama

L’armée syrienne se retire de Hama

17 tués parmi les forces de sécurité ont été recensés.

A Hama, l’armée s’est retirée lundi 8 août, après que les activistes armés ont été contraints de se disperser.

Dimanche soir, les autorités avaient organisé pour la presse internationale une visite de l’hôpital national de la ville. Là, le docteur Mohammed al-Omar a déclaré aux journalistes que la plupart des corps amenés dans son hôpital étaient ceux de membres des forces de sécurité tués par des émeutiers armés : « Nous avons 17 cadavres à l’hôpital » a–t-il indiqué.

Toujours à propos de Hama, la télévision syrienne a diffusé dimanche soir 7 août un film montrant la récupération de cadavres, souvent mutilés, flottant dans l’Oronte à proximité de la ville, indiquant qu’il s’agissait de ceux de membres des forces de l’ordre tués par des émeutiers.

Pendant ce temps, selon les « traditionnels » correspondants de la cyber-dissidence, des tirs continuaient de retentir lundi 8 à Deir Ezzor, grande ville de l’est syrien à 450 kilomètres de Damas où l’armée s’est déployée ces derniers jours, répondant notamment à la demande des chefs tribaux de la région.
 Les comités locaux de coordination, une des sources des cybers-opposants de l’OSDH ou de la Ligue syrienne des droits de l’homme, affirment que d’autres unités de l’armée seraient entrées dans la petite ville de Maaret al-Nouman, au nord-ouest du pays.

Les mêmes prétendent – lundi 8 août – que 300 personnes auraient été tuées à travers le pays au cours des sept derniers jours, selon une arithmétique plus invérifiable que jamais, mais qui semble régie par le principe du « toujours plus », seul à même, on imagine, d’entretenir la tension – et de retenir l’attention.

Une chose est en revanche certaine, Bachar al-Assad a limogé son ministre de la Défense le général Ali Habib « pour raisons de santé » le remplaçant par le chef d’état-major des armées, le général Daoud Rahja. Bien sûr, les interprétations sur les raisons de ce remplacement varieront selon les points de vue, les opposants – virtuels ou réels – estimant sans doute que le chef de l’Etat syrien trouvait que le général Habib n’était pas assez ferme ou efficace dans la répression des troubles, d’autres – dont nous sommes – pensant que cette nomination du général Rahja est – peut-être – un signe d’apaisement envoyé à l’opinion syrienne.

On verra bien, mais disons d’emblée que le général aura de toute façon une tâche difficile : les radicaux sont toujours à l’œuvre, de Hama à Deir Ezzor, et à ce jour 500 soldats et policiers ont été victimes de leurs agissements – l’opposition en concède 400 à peu près. Et ce mardi 9 août, les obsèques de trois militaires – un  sergent et deux adjudants – tués à Homs et à Hama ont eu lieu à l’hôpital militaire de Homs.

Info Syrie

Et la manipulation se poursuit avec les photos de bébés

Le journaliste français, Louis Denghien, a indiqué que les photos des bébés que l'opposition avait présentées à l'extérieur étant prises à l'hôpital de Hama sont en effet originaires d'un hôpital à Alexandrie en Egypte.

Selon l'agence Sana, le journaliste Denghien a dénoné ce qu'avait propagé l'opposition syrienne sur le Facebook en diffusant des photos horrifiantes de bébés morts prétendant qu'ils sont des nouveaux nés décédés à l'hôpital de Hama.

Il a affirmé que l'exploitation mensongère et insolente de la mort de Hamzeh al-Khatib n'a pas contenté l'opposition qui est arrivée à bout de souffle via l'invention de tels mensonges.

Le journaliste Denghien a affirmé que ces photos sont falsifiées, soulignant que l'hôpital de Hama traite toujours les blessés de la façon la plus appropriée à l'instar des autres hôpitaux dans le monde.

 

Il a indiqué que ces photos de nouveaux nés ont été prises au cours d'une visite de médecins militaires à un hôpital à Alexandrie en Egypte pour prendre connaissance des problèmes qu'ils affrontent.