21-05-2018 05:59 AM Jerusalem Timing

Fin de la prise d’otages à l’hôtel de Bamako, plus d’une vingtaine de morts

Fin de la prise d’otages à l’hôtel de Bamako, plus d’une vingtaine de morts

La prise d’otages menée par des hommes armés, islamistes takfiris wahhabis présumés, à l’hôtel Radisson Blu de Bamako s’est terminée vendredi après neuf heures d’enfer et plus d’une vingtaine de morts..

La prise d'otages menée par des hommes armés, islamistes takfiris wahhabis présumés, à l'hôtel Radisson Blu de Bamako s'est terminée vendredi après neuf heures d'enfer et plus d'une vingtaine de morts, à la suite de  l'intervention conjointe des forces maliennes et étrangères, notamment françaises.
   
"La prise d'otages est terminée. Nous sommes actuellement en train de sécuriser l'hôtel", a déclaré une source militaire sous le couvert de l'anonymat, soulignant que "deux terroristes ont été tués".
   
Des agents de la protection civile en sortir des corps dans des sacs mortuaires orange sur des brancards.
   
"Dix-huit corps ont été retrouvés", a affirmé  une source de sécurité étrangère sous le couvert de l'anonymat. Des sources de sécurité maliennes ont ensuite fait état d'au moins 22 morts parmi les otages.
   
Dans la matinée, le ministère malien de la Sécurité intérieure avait parlé de "deux ou trois" assaillants. "Ca se passe au 7e étage, des jihadistes sont en train de tirer dans le couloir", avait alors déclaré une source de sécurité à l'AFP.
   
Les auteurs de l'attaque "n'ont plus actuellement d'otage entre leurs mains et les forces sont en train de les traquer", avait assuré peu avant 16H00 GMT le ministre de la Sécurité intérieure, le colonel Salif  Traoré, après plusieurs heures d'assaut à l'intérieur de l'hôtel.
   
Les forces spéciales françaises venues de Ouagadougou, au Burkina Faso voisin, se trouvaient à l'intérieur de l'hôtel et "participaient aux opérations aux côtés des Maliens", a souligné la source de sécurité étrangère.
   
Par ailleurs, dans la matinée, la France, qui intervient militairement au Mali depuis janvier 2013, a envoyé une quarantaine de membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) au Mali.
 
 Immédiatement après la fin de l'assaut, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta --qui a écourté son séjour au Tchad où il était pour un sommet
des cinq pays du Sahel--, a salué sur son compte Twitter "le professionnalisme des forces de défense et de sécurité du Mali et remerci(é) les pays amis pour leur assistance".
   
L'attaque du Radisson Blu, prisé de la clientèle internationale, a débuté autour de 07H00 GMT. Elle survient une semaine exactement après les attaques meurtrières revendiquées par le groupe Etat islamique qui ont fait 130 morts à Paris et plus de 350 blessés.
  

Rappel des faits

Une prise d'otages a eu lieu ce vendredi matin à l'hôtel international Radisson de Bamako, au Mali.

Au total, 170 personnes, dont 140 clients et 30 employés, sont retenues par trois assaillants, vraisemblablement des takfiristes.

Les forces de sécurité maliennes déployées autour de l'hôtel Radisson ont évacué de l'établissement "une dizaine de personnes" de l'établissement, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Sécurité.

"Les forces spéciales ont pu libérer une dizaine de personnes", a déclaré le porte-parole, alors qu'un journaliste de l'Agence France Presse (AFP) a vu trois personnes, dont deux femmes, qui lui ont affirmé avoir vu dans l'hôtel le corps d'un homme à la peau claire gisant au sol.

Au moins sept touristes chinois se trouvent parmi les personnes retenues en otages vendredi à l'hôtel Radisson de Bamako, a rapporté l'agence étatique Chine nouvelle.

En outre, six membres de la compagnie aérienne turque Turkish Airlines (THY) se trouvent dans l'hôtel, a indiqué une source gouvernementale turque à l'AFP.

Plusieurs français figurent également parmi les otages, ont indiqué des médias français.