18-11-2017 01:51 PM Jerusalem Timing

"Les vainqueurs" premier feuilleton d’AlManar sur la résistance(vidéo)

Il raconte les debuts de la résistance contre l’occupation israélienne en 1982.

« Al-Ghaliboun » (Les Vainqueurs), un feuilleton de 37 épisodes diffusé sur la chaine AlManar pendant le mois de Ramadan, fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Pour la première fois, une production télévisée est totalement consacrée à la résistance islamique au Liban contre l’occupation israélienne.

Elle est inspirée de l’environnement populaire au Sud Liban aux débuts de la résistance, née en riposte à l’invasion israélienne en 1982.

On y raconte les histoires vécues par les habitants du Sud, mêlées de gloire, de sacrifice, de patience, de ténacité et d’héroïsme d’une société ayant concrétisé l’épopée de la victoire du sang sur l’épée.

L’importance de ce travail dramaturgique provient entre autre de son appui sur des faits réels qui en font un document historique relatant surtout l’époque de celui qui fut baptisé le cheikh de la résistance le martyr cheikh Ragheb Harb et de la première opération martyre dans l’histoire contemporaine, celle effectuée par Ahmad Qassir contre le bâtiment du gouverneur militaire israélien à Tyr.

Mais il ne s’agit pas seulement d’établir un document sur l’action de la résistance et les exactions de l’occupation sioniste. Il relate aussi le vécu quotidien des deux de ses héros-résistants, Farès et Ali, leurs amours, leurs moments de joie, de tristesse et de colère.

Justement, l’histoire du feuilleton commence par ces deux jeunes amis qui ont reçu une bourse pour poursuivre leurs études à Paris. Mais l’invasion israélienne en 1982 a changé le cours de leur vie. Ils décident alors de rester dans leur patrie. Ali s’engage dans la voie de l’action militaire de la résistance sans en informer son ami intime Farès.

Ce choix entraine des changements radicaux dans sa vie. Il tombe amoureux de sa cousine Zaynab, alors que Farès se lie avec Batoul, sa sœur. Les absences fréquentes d’Ali et sa poursuite par l’occupation deviennent source de multiples ennuis pour lui.
Parallèlement, le feuilleton Al-Ghaliboun s’attarde sur les convoitises et les agissements barbares des occupants israéliens et montre les différents stratagèmes auxquels ils ont recours pour semer la division parmi les Libanais et pousser les gens à collaborer avec eux.

D’autres scènes rappellent les exactions et les tortures pratiquées par les tortionnaires sionistes contre les détenus libanais, tout en montrant à la fin que ces comportements s’avèrent inutiles face à la volonté des combattants.

Le réalisateur de ce travail est le célèbre réalisateur syro-palestinien Bassel Khatib, connu pour ses multiples œuvres télévisées nationales. Le scénariste est Fathallah Omar, alors qu’une centaine d’acteurs libanais, toutes confessions confondues, participent à ce feuilleton.

On cite : Ammar Shalaq, qui joue le rôle du cheikh Ragheb Harb, Abdel Majid Majzoub, Ahmad alZein, Fouad Sharafeddine, WafaaSherara, Toni Issa ( Farès) , MazenMoaddem (Ali), Darine Hamza, Pauline Haddad, Pierre Dagher, Pierre Jamajian, Youssef Haddad, MajdiMashmoushi, Christine Shouweiry, Alain Zoghbe, Ali Saad, Fayçal Oustwani, Hicham Abou Sleimane et Ali Zain.
Ainsi que d’autres invités d’honneur venant de la Syrie et un comparse formé de 250 personnes.

Sa production a couté la somme de deux millions de dollars.
La direction de la Chaine AlManar a officiellement lancé ce feuilleton  juste avant le début du mois de Ramadan. Bassel Khatib a considéré dans son intervention qu’il s’agit d’une des plus grandes productions dramaturgiques arabes, et a offert son œuvre aux âmes des martyrs héros en Palestine et au Liban.

« C’est un travail qui convient au Liban et à son peuple, tout comme à sa résistance qui a réalisé la victoire », a-t-il dit.
La presse libanaise et arabe a pour sa part réservé de longues pages pour présenter et informer le public sur cette œuvre dramaturgique exceptionnelle.


Nous vous présentons une séquence du deuxième épisode de ce feuilleton: