22-08-2019 03:45 AM Jerusalem Timing

Bernard-Henri Levy: Après la Libye, il y aura "un effet mécanique en Syrie"

Bernard-Henri Levy: Après la Libye, il y aura

"Même si ce serait mon plus cher désir, je ne peux certainement pas espérer +répéter+ à Damas ce que j’ai fait à Benghazi ou Misrata".

Le militant franco-sioniste Bernard-Henri Lévy a estimé que la victoire des reblles libyens aura "un effet mécanique en Syrie".
 
"Tripoli s'est effondrée comme un château de cartes", se réjouit BHL dans une interview au quotidien Nice-Matin à paraître mercredi, alors que les rebelles ont pris mardi le contrôle du quartier-général de Mouammar Kadhafi à Tripoli.
 
"Même si ce serait mon plus cher désir, je ne peux certainement pas espérer +répéter+ à Damas ce que j'ai fait à Benghazi ou Misrata. En revanche, ce qui est en train de se passer en Libye aura un effet mécanique en Syrie, ça, j'en suis convaincu", a-t-il estimé.
 
Bernard-Henri Lévy, qui s'est rendu, ces derniers mois, à cinq reprises en Libye, entretient des contacts réguliers avec les responsables du Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion.

Il avait même été prévenu de la date du soulèvement, raconte-t-il dans l'entretien.
 
Selon lui, les dirigeants du CNT "font preuve d'une grande maturité politique. On n'est pas dans un schéma de justice expéditive, de volonté de vengeance, on est vraiment dans la pose des premières pierres d'un Etat de droit".

"C'est une libération qui a été coûteuse et, comme on sait qu'on l'a payée cher, on ne veut pas la brader, la corrompre, la laisser se déliter sous les coups de boutoir de l'obscurantisme ou de l'incurie", poursuit-il.
 
BHL est également revenu sur son rôle dans la crise libyenne: "je ne parlerai pas de fierté. Mais je suis heureux, oui, d'avoir contribué à convaincre le président de mon pays qu'il était possible de faire tomber un dictateur".