26-06-2019 11:31 AM Jerusalem Timing

Syrie: Pour Riyad, Assad doit partir dès le début de la transition politique

Syrie: Pour Riyad, Assad doit partir dès le début de la transition politique

"Il n’y a aucune possibilité" que Bachar al-Assad reste président, selon le chef de la diplomatie saoudienne.

Le président syrien Bachar Al-Assad doit partir dès la mise en place d'une autorité de transition, a insisté ce samedi le chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir, estimant qu'il n'y avait "aucune possibilité" qu'il puisse rester au pouvoir.

   "Pour nous, c'est très clair, il doit partir au début du processus de transition, pas à la fin", a déclaré Al-Jubeir au cours d'une rencontre avec la presse à Paris.

   Les discussions entre le pouvoir syrien et l'opposition, censées reprendre la semaine prochaine à Genève, doivent permettre d'enclencher un processus de transition politique pour mettre fin à la guerre qui ravage la Syrie depuis cinq ans. Une feuille de route internationale agréée par l'ONU prévoit la mise en place d'un organe de transition d'ici à l'été et l'organisation d'élections à la mi-2017.

 "Un organe de transition est mis en place, le pouvoir passe d'Assad à cet organe de transition, et il s'en va", a résumé al-Jubeir.
   "Ensuite, l'autorité de transition rédige une nouvelle Constitution et prépare les élections. Certains estiment que Bachar al-Assad reste jusqu'aux élections, ce n'est pas notre point de vue", a-t-il ajouté.

 "Il n'y a aucune possibilité" que Bachar al-Assad reste président, a-t-il dit, interrogé sur les déclarations de l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui considère que c'est aux Syriens eux-mêmes de décider de son sort.
   "Les Syriens ont parlé lorsqu'ils ont pris les armes contre Bachar al-Assad, et ils ont été très clairs : il ne sera pas leur président", a poursuivi al-Jubeir.
 
 Evoquant les hésitations de l'opposition à se rendre à Genève pour
reprendre les discussions de paix, il a admis que celle-ci "ne pouvait pas se rendre les mains vides aux négociations".
 
 Le coordinateur de l'opposition Riad Hijab a jugé vendredi que les conditions n'étaient pas encore réunies pour une reprise des discussions,  mettant en avant l'insuffisance de la mise en oeuvre de l'aide humanitaire et des violations de la trêve entrée en vigueur il y a une semaine.