20-03-2019 03:11 PM Jerusalem Timing

Norvège: un deuxième navire pour traquer les sous-marins russes

Norvège: un deuxième navire pour traquer les sous-marins russes

Les experts militaires cités sont d’accord pour affirmer que l’intensification des activités de renseignement de la Norvège est directement liée à la dégradation de la situation en matière de sécurité.

Ce n’est plus un seul, mais deux navires qui surveilleront désormais les sous-marins russes, rapporte le quotidien suédois Svenska Dagbladet.

Pour la première fois de l'histoire, la Norvège et l'Otan déploieront deux navires, au lien d’un auparavant, afin de surveiller les sous-marins russes. Ce printemps, la flotte norvégienne recevra le navire espion Marjata IV.
Le "super navire" norvégien est une nouvelle version du projet Marjata. Les bâtiments de ce type surveillent les eaux des mers de Barents et de Norvège depuis les années 1960. D'habitude, le Marjata est déployé à proximité de la frontière russe, précise Svenska Dagbladet.

Le nouveau navire espion fait 23,5 mètres de large et 126 mètres de long. Avec un budget d’environ 149 millions d'euros (1,4 milliards de couronnes norvégiennes), le Marjata IV est l’un des plus coûteux pour la Défense norvégienne.

En tant que membre de l'Otan, il est particulièrement important pour la Norvège de mener des activités de renseignement dans les mers du nord ainsi que de surveiller les sous-marins russes se rendant vers les eaux arctiques à partir des bases de la péninsule de Kola, selon le quotidien suédois.

Le mois dernier, le vice-amiral Clive Johnstone, commandant du Maritime Command de l'OTAN, a avoué que les sous-marins russes retrouvaient non seulement le niveau d'activité opérationnelle de l’époque de la guerre froide, mais qu’ils avaient accompli une percée en termes de caractéristiques technologiques.

Les experts militaires cités par le journal sont d'accord pour affirmer que l’intensification des activités de renseignement de la Norvège est directement liée à la dégradation de la situation en matière de sécurité. Ce renforcement de la marine norvégienne prouve que la Norvège et l'Otan considèrent la Russie comme un puissant adversaire potentiel, selon l'historien militaire Lars Gyllenhaal.