23-07-2019 06:41 PM Jerusalem Timing

Attentats de Bruxelles: un kamikaze travaillait au Parlement européen...

Attentats de Bruxelles: un kamikaze travaillait au Parlement européen...

... l’autre figurait sur la liste antiterroriste américaine

Les attentats de Bruxelles n'en finissent avec leurs révélations surprenantes: un des deux kamikazes de l'aéroport de Bruxelles, Najim Laachraoui, a travaillé au Parlement européen en 2009 et 2010, alors que l’autre, Ibrahim El Bakraoui,  figurait sur une des listes antiterroristes des Etats-Unis.

"L'un des individus ayant perpétré les attaques terroristes de Bruxelles a travaillé pour une entreprise de nettoyage en contrat avec le Parlement européen" un mois en 2009 et un mois en 2010, a indiqué le Parlement dans un communiqué.

Selon des  sources concordantes, citées par l’agence russe Sputnik, le service de nettoyage était assuré par une entreprise privée.

Des traces ADN de Laachraoui ont été retrouvées sur du matériel explosif au Bataclan à Paris et au Stade de France ainsi que dans un appartement de la commune bruxelloise de Schaerbeek où ont été confectionnées des ceintures explosives utilisées par les kamikazes. Il avait également loué l'une des planques du commando à Auvelais, près de Namur (sud de la Belgique) et est soupçonné d'avoir été en liaison téléphonique avec certains des assaillants du 13 novembre.  
 
Nos alliés n’utilisent pas nos données

Autre révélation inquiétante sur l’autre kamikaze de l'aéroport de Bruxelles, Ibrahim El Bakraoui : il figurait sur une des listes antiterroristes des Etats-Unis "avant les attentats de Paris" du 13 novembre, avait rapporté le 25 mars CNN, citant des responsables américains. Il avait été expulsé vers les Pays-Bas par la Turquie en juillet, après avoir été arrêté en juin par les autorités turques près de la frontière syrienne.
 
Son frère Khalid, qui s'est lui fait exploser dans le métro de Bruxelles, a été ajouté à la liste américaine "peu après les attaques de Paris", selon la même chaîne.

Pour le directeur du Centre de surveillance des terroristes, qui dépend de la police fédérale (FBI), les pays alliés des Etats-Unis, notamment en Europe, "n'utilisent pas toutes (les) données" fournies par Washington en matière d'anti-terrorisme et c'est "inquiétant".
   
"C'est inquiétant que nos partenaires n'utilisent pas toutes nos données", a déclaré sur la chaîne CNN Christopher Piehota, directeur du Terrorist Screening Center, qui dispose d'une base de données des suspects de terrorisme, la Terrorist Screening Database (TSDB).
   
"Nous leur fournissons des outils. Nous leur apportons de l'aide et je trouverais cela inquiétant qu'ils n'utilisent pas ces outils de dépistage pour leur propre sécurité aérienne, maritime, aux frontières, ou pour les visas", a-t-il ajouté.
   
Le directeur du Terrorist Screening Center a assuré que si les attaquants de Bruxelles "étaient sur notre liste et correctement identifiés, ils auraient pu être arrêtés à nos frontières".
   
Quant aux suspects toujours recherchés, "nous comptons sur nos partenaires pour qu'ils (les) recherchent, mènent des enquêtes et des opérations qui nous aident à les identifier", a-t-il ajouté.

 

Sources: AFP, Sputnik