24-05-2019 05:14 PM Jerusalem Timing

Koweït: le principal groupe de l’opposition lève son boycott des élections

Koweït: le principal groupe de l’opposition lève son boycott des
élections

"L’absence de l’opposition au Parlement avait "favorisé la corruption".

Le principal groupe de l'opposition koweïtienne a décidé jeudi de mettre fin à son boycottage des élections à un an des prochaines législatives.

Le Mouvement constitutionnel koweïtien, qui a des liens avec les Frères
musulmans, était l'une des composantes de l'opposition islamiste, nationale et
libérale, qui a boycotté les élections législatives de 2012 et de 2013 pour
protester contre un amendement de la loi électorale.

L'opposition dans son ensemble avait affirmé à l'époque que l'amendement,
voulu par les autorités et validé ensuite par la Cour constitutionnelle, était
destiné à permettre au gouvernement de contrôler le Parlement.

Début mai, un autre groupe de l'opposition islamiste, les Principes de la
nation, était revenu sur son boycottage des élections.

Les deux mouvements vont pouvoir aligner des candidats lors des
prochaines législatives prévues à la mi-2017.

Pour justifier sa décision, le Mouvement constitutionnel koweïtien a
souligné, dans un communiqué, que l'absence de l'opposition au Parlement avait
"favorisé la corruption, nuit au développement (...) et fait que plusieurs
lois, violant la Constitution, aient été votées" au Parlement.

L'opposition koweïtienne, qui contrôlait le Parlement avant l'introduction
de la nouvelle loi électorale, avait tenu de nombreuses manifestations dès 2011
et en 2012 pour demander des réformes politiques et un gouvernement issu du
Parlement.

 Mais au cours des deux dernières années, le mouvement s'est essoufflé et
l'opposition s'est fragmentée.

   Le Koweït, pays pétrolier membre de l'Opep, avait connu une période
d'instabilité politique entre 2006 et 2011 durant laquelle une douzaine de
gouvernements avaient été formés et le Parlement dissous à six reprises.

   Mais le pays connaît une relative stabilité depuis les élections de 2013.
   En dépit du fait d'avoir une vie politique active, avec un Parlement élu,
les postes clés au sein de l'exécutif restent détenus par les membres de la
famille princière des Al-Sabah qui règne sur le pays depuis 250 ans.