22-02-2020 06:27 AM Jerusalem Timing

Les Bahreinis prêts à sacrifier leur âme pour protéger cheikh Qassem

Les Bahreinis prêts à sacrifier leur âme pour protéger cheikh Qassem

Daraz, la ville natale de cheikh Qassem, coupé du monde.

Le chef du conseil des oulémas Bahreinis dissout par le régime bahreïni a mis en garde contre la prise d’assaut de la ville de Daraz, où des milliers de citoyens observent un sit-in devant le domicile de cheikh Issa Qassem.

Le régime a déchu lundi, Cheikh Qassem, chef des musulmans chiites à Bahreïn, ce qui a provoqué depuis, un vaste tollé.

Des milliers de Bahreinis, dont des centaines de femmes et d’enfants, participent au sit-in, dans la ville natale de cheikh Qassem.

Majid Mechaal a affirmé qu’en cas d’assaut du régime contre le lieu du sit-in les Bahreinis seront prêts à sacrifier leur âme pour protéger leur dirigeant. « Nous savons que vous détenez la force de tuer, et après… ? », a-t-il dit à l’adresse du régime, rapporte la chaine AlAlam.

Daraz coupé du monde

Parallèlement, le régime des Al-e Khalifa a coupé le village de Daraz du reste du monde. Par crainte de voir la prière du vendredi de cette semaine se transformer en une manifestation d'envergure contre le régime, les autorités y ont coupé les réseaux internet.

Le village est bouclé depuis mardi par les forces de sécurité qui se sont emparés de ses moindres rues et ruelles et se montrent bien menaçant vis à vis de la population.

Les habitants craignent une descente policière dans le domicile de Cheikh Qassem.

Jeudi, le régime des Al-e Khalifa a convoqué six dignitaires religieux pour avoir pris part à une marche pacifique en soutien à Cheikh Qassem, indique le site PressTV. 

Les forces de sécurité du régime ont en outre dispersé jeudi des centaines de citoyens à coup de gaz lacrymogène et de tirs en caoutchouc, dans le nord de Daraz, à l'ouest de la capitale Manama.

Les manifestants scandaient des slogans en soutien à cheikh Qassem et hostiles au régime " despotique" des Al-e Khalifa.

Bahreïn est le théâtre de troubles sporadiques depuis la répression d'un mouvement de contestation lancé en février 2011, et animé par la population qui réclame une véritable monarchie constitutionnelle dans ce petit royaume du Golfe, dirigé par une dynastie pro-saoudienne.