22-02-2020 07:34 AM Jerusalem Timing

L’Algérie affirme avoir anéanti le groupe ayant décapité un guide français

L’Algérie affirme avoir anéanti le groupe ayant décapité un guide français

Ces trois terroristes faisaient l’objet d’un mandat d’arrêt international.

L'Algérie affirme avoir presque totalement anéanti le groupe terroriste ayant kidnappé et exécuté le guide de haute montagne français Hervé Gourdel il y a près de deux ans.

 "Jund al-Khilafa (Les soldats du califat) n'existe plus en tant qu'organisation", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire sous couvert d'anonymat.

Ce groupe ayant fait allégeance à la milice terroriste Daech (EI) avait kidnappé le randonneur niçois le 21 septembre 2014 au coeur de la montagne du Djurdjura (Kabylie) à 150 km au sud-est d'Alger. Il l'avait décapité quelques jours plus tard.

Trois extrémistes tués récemment lors d'une opération militaire au sud d'Alger ont été identifiés comme étant membres de ce groupe formé par des dissidents d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), a indiqué le 27 juin le ministre de la Justice Tayeb Louh.

Ces trois "terroristes" faisaient l'objet d'un mandat d'arrêt international dans le cadre de l'affaire de "l'assassinat du ressortissant français", a-t-il précisé.
Le plus souvent les autorités ne précisent pas à quel groupe appartiennent les terroristes tués.

Pour le seul mois de juin, 30 d'entre eux ont été tués, selon un bilan officiel.
Depuis l'exécution d'Hervé Gourdel, qui a ravivé le douloureux souvenir de la guerre civile où les Occidentaux étaient pourchassés par les extrémistes, "les opérations de l'armée n'ont pas connu de répit", a affirmé une autre source sécuritaire à l'AFP.
   
 Une opération fatale
   
Immédiatement après son enlèvement, l'armée avait mobilisé 3.000 hommes pour tenter de retrouver le guide. Un chiffre sans précédent pour une telle opération, ordonnée par le président Abdelaziz Bouteflika.

Ainsi mis sous pression, les ravisseurs ont décapité l'otage après 48 heures de séquestration. Son corps sera retrouvé des semaines plus tard, enterré dans un champ.

Les vidéos de la décapitation diffusées sur internet ont permis à l'armée, de repérer le terrain d'action du groupe et de le cerner avant qu'il ait eu le temps de se déployer à travers le pays et de renforcer ses effectifs.
   L'enlèvement d'Hervé Gourdel "lui a valu quelques adhésions mais le groupe n'a jamais dépassé une soixantaine de membres", selon une source sécuritaire.

Il n'en resterait plus qu'une quinzaine, sans soutien de la population et sans chef connu après la mort le 22 décembre 2014 d'Abdelmalek Gouri, alias Khaled Abou Selmane, qui n'aura finalement dirigé l'organisation que quelques mois.