18-02-2020 11:44 AM Jerusalem Timing

Soudan du Sud: plus de 150 morts dans des combats, la tension reste vive

Soudan du Sud: plus de 150 morts dans des combats, la tension reste vive

Cette éruption de violence, survenue alors que le Soudan du Sud marquait le cinquième anniversaire de son indépendance.

 La tension reste vive à Juba, capitale du Soudan du Sud, après des combats qui ont fait plus de 150 morts entre des soldats fidèles au président Salva Kiir et des gardes du corps du vice-président Riek Machar.


   Cette éruption de violence, survenue alors que le Soudan du Sud marquait le cinquième anniversaire de son indépendance, constitue un nouvel accroc au fragile accord de paix signé en août 2015 entre Kiir et Machar, alors chef de la rébellion, dont les forces s'affrontent depuis décembre 2013.


     Machar était redevenu vice-président à la faveur de l'accord de paix,  censé avoir mis fin à deux ans et demi d'une guerre civile dévastatrice.


   Les affrontements ont encore plus assombri le jour anniversaire, samedi, de l'indépendance du plus jeune Etat du monde. L'accord de paix ne tient qu'à un fil et la population n'a jamais eu aussi faim.


   A la différence des années précédentes, aucune célébration de l'indépendance n'était organisée, officiellement pour manque de fonds.


   De violents tirs ont d'abord été entendus vendredi soir aux abords immédiats du palais présidentiel, où Kiir et Machar préparaient un communiqué commun sur un premier incident survenu la veille. Jeudi, des soldats fidèles au président Kiir avaient été tués lors d'un échange de tirs avec d'anciens rebelles.


   Vendredi soir, les tirs d'armes automatiques, puis de mitrailleuses et
d'artillerie lourde ont été entendus en plusieurs endroits de la capitale pendant environ une demi-heure.


   Samedi, un porte-parole de Riek Machar, Roman Nyarji, a annoncé un bilan de "plus de 150 morts".


   "Ce bilan pourrait s'alourdir, car les deux unités de la garde présidentielle se sont affrontées dans ces combats hier", a-t-il dit en référence aux soldats chargés de la protection des deux dirigeants.


   Le calme est revenu après un appel lancé conjointement par Kiir et Machar à leurs forces respectives. Les dirigeants n'ont pas donné d'explications sur l'origine des tirs, se contentant de qualifier ces incidents de "malheureux".