22-02-2020 06:54 AM Jerusalem Timing

Dissolution du principal groupe de l’opposition de Bahreïn:verdict le 17 juillet

Dissolution du principal groupe de l’opposition de Bahreïn:verdict le 17 juillet

L’audience de lundi était initialement prévue pour le 4 juillet et aucune explication n’a été fournie sur le changement de date.

Le tribunal administratif de Bahreïn a fixé au lundi au 17 juillet son verdict dans l'affaire de la dissolution, à la demande des autorités, d'Al-Wefaq, le principal groupe de l'opposition chiite, a indiqué une source judiciaire à Manama.
 
L'annonce a été faite lors d'une audience qui s'est tenue en l'absence des avocats de ce mouvement. Ils entendent ainsi protester contre l'interdiction qui leur a été faite de consulter des documents d'Al-Wefaq pour bien préparer leurs plaidoyers, selon la même source.

L'audience de lundi était initialement prévue pour le 4 juillet et aucune explication n'a été fournie sur le changement de date.

Les activités d'Al-Wefaq (L'entente) avaient été suspendues le 14 juin par un tribunal bahreïni, ses locaux fermés et ses fonds gelés. Mais le ministère de la Justice réclame la dissolution pure et simple du mouvement.

Ces décisions ont suscité des critiques, de Washington mais aussi d'organisations de défense des droits de l'Homme qui ont dénoncé une tentative d'éliminer "ce qui reste d'opposition" dans ce petit royaume du Golfe.

Al-Wefaq demande l'instauration d'une véritable monarchie constitutionnelle.
   Son chef, cheikh Ali Salmane, purge actuellement une lourde peine de prison pour « complot contre le régime et incitation à la désobéissance ».

 Le 20 juin, les autorités avaient déchu de sa nationalité bahreïnie le chef spirituel, cheikh Issa Qassem, qu'elles accusent d'"encourager le confessionnalisme et la violence" et de servir "des intérêts étrangers", en allusion à l'Iran.

 Téhéran, Washington et l'ONU avaient dénoncé cette mesure.
   Par ailleurs, l'opposant Ibrahim Charif a été libéré de prison lundi après avoir purgé une peine d'un an à laquelle il avait été condamnée pour "incitation à la haine contre le régime", ont indiqué des militants.

Il avait publiquement critiqué le gouvernement lors d'une cérémonie à la mémoire d'une des victimes de la répression du soulèvement de la majorité chiite en 2011.

Ibrahim Charif, de confession sunnite, avait joué un rôle de premier plan dans le mouvement de contestation au moment où il dirigeait un mouvement de l'opposition libérale, l'Association de l'action nationale démocratique.