22-09-2019 11:35 PM Jerusalem Timing

"Israël" exhorte les USA et l’UE à améliorer leurs relations avec le Soudan

Khartoum a rompu ses liens avec l’Iran et s’est rapproché de l’axe saoudien.

« Israël » a demandé aux Etats-Unis et aux pays européens d’améliorer leurs relations avec le Soudan, après que Khartoum a rompu ses liens avec l'Iran et s'est rapproché de l'axe saoudien, rapporte mercredi Haaretz, citant de hauts responsables israéliens sous couvert d’anonymat.

Le ministère israélien des Affaires étrangères estime que le Soudan a rompu ses relations avec l'Iran il y a environ un an, suite à l'exécution par Ryad d'un dignitaire saoudien (Cheikh Nimr Baker Nimr) et a également interrompu le transfert d'armes à la résistance palestinienne vers la bande de Gaza.

D’après Haaretz, cité par i24, plusieurs diplomates israéliens ont suggéré au sous-secrétaire d'Etat américain Tomas Shannon d'améliorer la relation américaine avec le Soudan, lors de sa première visite en « Israël ».

Les autorités soudanaises ont d’ailleurs demandé au gouvernement américain de retirer le pays africain de la liste des Etats soutenant le « terrorisme ».

La nation africaine à majorité musulmane a pendant des années hébergé un centre de commandement de la résistance palestinienne et entretenu des relations étroites avec l'Iran et le Hezbollah.

Allant même jusqu’à autoriser l’Iran à construire une usine de roquettes à longue portée destinées aux combattants du Hamas, indique Haaretz.

Cependant, suite à la rupture de ses liens avec Téhéran, Khartoum a été l'un des premiers à rejoindre la coalition arabe menée par les Saoudiens contre le Yémen.

Les relations entre le Soudan et le Hamas ainsi qu’avec le Hezbollah, se sont renforcées dans les années 1990, à partir de la prise de pouvoir d'al-Bashir.

Le président soudanais al-Bachir, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international lancé par la Haye pour crimes de guerre, avait déclaré en novembre 2012 que la normalisation avec « Israël » était une “ligne rouge” à ne pas franchir avant de changer de cap en 2015 affirmant qu'"il n’y a aucune justification au fait que le Soudan entretienne des relations hostiles avec Israël".