27-03-2019 04:23 AM Jerusalem Timing

Rhétorique électorale d’Obama: "une russophobie à tous crins", selon le Kremlin

Rhétorique électorale d’Obama:

Une rhétorique qui tranche avec le ton des négociations et ne peut pas contribuer à former une confiance mutuelle, selon Moscou.

Relayant la campagne électorale de la candidate démocrate, Hillary Clinton, écarté par un malaise de santé, le président américain Barack Obama attaque le candidat républicain Donald Trump.

Thème central de sa diatribe : il l’accuse de trop aimer la Russie et critique sans merci le numéro un russe Vladimir Poutine, l'accusant de tous les crimes:"envahir des petits pays, jeter en prison ses adversaires politiques,  censurer la presse et entraîner l'économie du pays dans une récession prolongée".

Une russophobie à tous crins qui contribue à casser les tentatives de bâtir une confiance mutuelle entre la Russie et les Etats-Unis, estime Moscou.  

La rhétorique électorale du président américain à l'égard de la Russie tranche pour le moins avec le ton des négociations et ne peut pas contribuer à former une confiance mutuelle, a déclaré mercredi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

"Il s'agit d'une rhétorique qui s'énonce dans un style électoral, et ces formules ne contribuent guère au succès des tentatives timides et très fragiles de construire quelque confiance mutuelle que ce soit", a indiqué M. Peskov. Il a également indiqué que les Etats-Unis se servaient activement d'une "carte russe" dans le processus électoral. Mais il serait mieux, selon M.Peskov, de le faire à des fins positives. Pour l'instant, le Kremlin n'y voit que la démonstration d'une "russophobie à tous crins" de la part de Washington

"Ils (les Républicains, ndlr) sont censés être contre la Russie et l'autoritarisme et en faveur de la liberté et de la démocratie", a fustigé le président américain.

Concernant les allégations de Donald Trump l'accusant à son tour de faiblesse politique, le président américain a répondu par un exemple plus qu'évocateur: "Il (Donald Trump, ndlr) affirme bénéficier de 92 % des votes. Cependant, Saddam Hussein, lui aussi, en avait 90 %."

Obama reproche également au candidat républicain d’avoir accordé une interview à une télévision russe.

Durant son intervention, accordée par téléphone à la chaîne russe RT,  Trump a notamment rejeté les assertions selon lesquelles la Russie pourrait influer sur les résultats des élections aux Etats-Unis.
Il a promis de relancer les relations russo-américaines en cas de victoire aux élections présidentielles.





Avec Sputnik