19-04-2019 03:50 AM Jerusalem Timing

Assad à Davutoglu: 6 heures me suffisent pour enflammer le Moyen-Orient et..

Assad à Davutoglu: 6 heures me suffisent pour enflammer le Moyen-Orient et..

Le président Assad a répondu à son hôte:"en tant que diplomate, pourquoi pensez-vous qu’une puissance internationale, connue pour son animosité envers la Syrie, hésite à répéter l’expérience de la Libye avec la Syrie??"

Selon un haut responsable arabe qui a préféré garder l’anonymat,  cité par le site de l’agence d’information an-Nakhil, le président syrien Bachar alAssad aurait affirmé au ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu que « les grandes puissances sont parfaitement conscientes que six heures après la chute du premier missile sur Damas pour une quelconque raison, le Moyen-Orient sera enflammé, et tous les régimes de la région s’effondreront », a rapporté le site internet de l’agence iranienne Faresnews.

En effet, selon ce responsable arabe de haut-rang,  l’émissaire turc aurait été profondément choqué par les propos du  président syrien lors de sa visite à la capitale syrienne, il y a deux mois.

D’autant plus, que Davutoglu portait un message menaçant,  basé sur un accord américano-turco-saoudien, comprenant l’éventualité d’une opération militaire internationale dirigée contre la Syrie, semblable à celle que la  Libye du colonel libyen Mouammar Kadhafi a affrontée.

Sauf que le président alAssad aurait  répondu avec une froideur qui a surpris son hôte : « A votre avis, en tant que diplomate, pourquoi pensez-vous qu’une puissance internationale, connue pour son animosité envers la Syrie, hésite à répéter l’expérience de la Libye avec la Syrie ? »

Le responsable arabe de haut-rang indique que Davutoglu n’a pas répondu à la question du président syrien. Toutefois, il a demandé au président Assad s’il était au courant de quelque chose qu’il ignorait ou détenait des informations inconnues qu’il devrait connaître en tant que porteur d’un message de la nation turque.

Ce à quoi Assad lui aurait répondu : "Les grandes puissances sont parfaitement conscientes que six heures après la chute du premier missile sur Damas quelque soit la raison, j’aurai enflammé le Moyen-Orient, et provoqué la chute des régimes de la région,  j’aurai incendié les champs de pétrole du Golfe, et même je peux fermer les détroits des eaux internationales.. Ne croyez pas que j’exagère,  les cercles de décision dans votre pays et ailleurs savent parfaitement si mes paroles seront joints par des actes ou pas".

Toujours selon la même source,  l'incertitude et la confusion se sont reflétées sur le visage  de Davutoglu,  et le président Assad de poursuivre : «nous savons comment nous avons aidé les Américains à renverser le régime de Saddam Hussein, et ce, parce que nous le voulions. L’administration américaine sait que la raison de son engrenage en Irak est la  Syrie, et que pour l’instant nous plaisantons avec elle en Irak,  car  si nous voulions tuer des milliers de soldats US, nous l’aurions fait,  mais la politique syrienne est depuis longtemps réputée pour sa retenue à ne jamais révéler ses cartes en une seule fois,..., Damas joue avec un humeur très élevée ».

Le responsable arabe de haut-rang a précisé que l’émissaire turc a voulu se retirer parce qu'il sentait qu'il ne comprenait rien, mais il a demandé au président Assad s’il avait un message à délivrer à Ankara, et Assad de répondre : "le message que vous  m’avez  transmis ne vient pas d’Ankara mais de nombreuses capitales, et je veux leur transmettre ce message que vous rapporterez de ma part mot par mot "..

Le président Assad aurait dit aussi :  « si une folie était dirigée contre Damas, je n'ai guère besoin de plus de six heures pour  transporter des centaines de missiles sur  les collines du plateau du Golan et les lancer  sur Tel Aviv »(…) ,  soulignant que durant les trois premières heures Israël sera sous le feu des missiles, et durant les trois heures restantes, ce sont les forces américaines  stationnées dans le Golfe qui seront sous le feu des missiles iraniens !

Cela dit, selon le site  Faresnews « la direction politique turque  a tenu une réunion urgente pour discuter du message du président Assad, qui certes a été ressenti de la part d’Ankara comme une insulte, tout en provoquant peur et confusion.

Le lendemain, le président turc Abdullah Gul se serait dirigé vers l’Arabie Saoudite pour informer les dirigeants politiques à Riad du contenu du message d’Assad, alors qu'en ême temps, un responsable des services de renseignements turcs s’est rendu à Washington pour la même mission !