17-01-2022 09:55 AM Jerusalem Timing

Netanyahu qualifie de grave le passage des navires iraniens via le Suez

Netanyahu qualifie de grave le passage des navires iraniens via le Suez

Deux navires de guerre iraniens traversent ce dimanche le canal de Suez.

Deux navires de guerre iraniens ont emprunté dimanche matin le canal de Suez, qui relie la mer Rouge à la Méditerranée, pour gagner un port syrien, c’est ce qu’a rapporté la chaîne de télévision iranienne en langue arabe Al Alam.



La frégate "Alvand" et le navire-ravitailleur "Kharg" sont les premiers bâtiments de guerre iraniens à franchir le canal depuis la victoire de révolution islamique de 1979 et la chute de Hosni Moubarak.



Les autorités égyptiennes avaient autorisé vendredi le passage de ces deux navires.


Téhéran a de son côté assuré qu'ils ne transportaient pas de matériel militaire ni de composants chimiques ou nucléaires.



L'agence de presse iranienne Fars avait annoncé fin janvier que des élèves officiers de la marine iranienne partaient pour une campagne de formation d'un an et qu'ils gagneraient la mer Rouge via le golfe d'Aden, puis se rendraient en Méditerranée après avoir emprunté le canal de Suez pour rejoindre un port syrien.



Au cours de cette mission, les élèves officiers seront entraînés à défendre les cargos et les pétroliers contre la menace permanente d'attaques par des pirates somaliens, poursuivait Fars.


NETANYAHU: L'ENVOI DE NAVIRES EN MEDITERRANEE EST GRAVE 

Pour le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, "l'Iran essaie de profiter de la situation (régionale) instable pour étendre son influence en dépêchant deux navires de guerre à travers le canal de Suez, et Israël considère que cette initiative est grave", a déclaré M. 

"Nous constatons que nos besoins sécuritaires vont augmenter, de même que notre budget de la Défense, et nous devrons donc promouvoir notre économie et la stabiliser pour répondre à ces besoins", a-t-il ajouté avant la séance hebdomadaire de son cabinet.

Son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, avait dénoncé une "provocation" iranienne, menaçant d'y répondre.