08-12-2021 05:21 AM Jerusalem Timing

"Israël" s’enferme des quatre côtés

La ghettoïsation est de tendance pour le peuple d’Israël.

Décidément, les autorités de l’occupation israéliennes n’en finissent de construire des barrières.
Dans les semaines prochaines, c’est à la frontière avec le Liban qu’il faut en voir une érigée. Dimanche dernier, le Premier ministre israélien benjamin Netanyahou avait annoncé la construction d’un mur avec la Jordanie. Durant la crise de l'ambassade d'Israël au Caire, un mur a été érigé pour la construire. Mais sans résister longtemps!

« Le sujet de construction de ce mur (avec le Liban, ndlr) est ultrasensible et peut provoquer l’embrasement du front nord très facilement », a signalé une source proche du commandement de la région nord de l’armée israélienne pour le Yediot Aharonot.
Ce mur devrait s’étendre sur une partie de la frontière, entre la localité d’AlMtallé aui se trouve du côté de la Palestine occupée et la localité libanaise de Kfar Killa.
Sa hauteur atteindra les 5 mètres et sa longueur les un kilomètre. Sa prolongation pourrait très bien être envisagée. Il sera doté de systèmes d’alarme.

 

Pour expliquer cette décision, Israël camoufle.
Il tente de présenter la barrière comme étant liée à des faits divers, et non à la crainte d’un embrasement incontrôlable. « Le mur vise à éviter les frictions entre les agriculteurs libanais et les forces de Tsahal », prétend la source israélienne signalant que les forces onusiennes de la Finul  ont d’ores et déjà été informées de la décision israélienne de construction.

On retrouve les mêmes tentatives israéliennes de camoufler les véritables intentions de la construction de ces murs avec la Jordanie et l’Égypte aussi.
Dans ces deux cas, forces est de constater que la même explication est donnée : soi-disant empêcher l’infiltration d’ouvriers et de réfugiés venus de pays africains.
Sans pour autant persuader. Elle n’explique pourquoi faudrait-il que le mur qui sépare la Palestine occupée de l’Égypte soit construit en acier,   devrait s’étendre sur 240 Km jusqu’à la Bande de Gaza, en passant par Eilat.
Tout en signalant que 100 Km ont déjà été achevés du mur égyptien, un officier haut placé s’efforçait de dire que les frontières entre « Israël » et le Sinaï égyptien sont toujours «  des frontières sécuritaires »( !!)
Evitant même de rappeler les évolutions dramatiques qui se sont déroulées à la frontière en ce 2011 : dont une opération de résistance perpétrée en aout à Eilat et qui a couté la vie à 8 soldats israéliens. Sans oublier les neuf tentatives de torpiller le gazoduc qui transporte le gaz égyptien aux Israéliens.

 

En 2011 aussi, deux grandes manifestations ont eu lieu en mai et en octobre, pour commémorer la Nakba (l’usurpation de la Palestine) et la Naksa (la confiscation des territoires durant la guerre de 1967). Les protestataires s’étaient rendus à la frontière de la Palestine occupée avec le Liban et le Syrie. Les soldats israéliens ont paniqué et ont ouvert le feu : il y a eu plusieurs martyrs. Des jeunes étaient même parvenus à entrer en Palestinien occupée.
 Une barrière avec la Syrie ne devrait pas tarder à être annoncée non plus.

Sans omettre le premier mur érigé au sein de la Palestine occupée, et conçu pour enfermer les Palestiniens, Israël est sur le point de clore sa fermeture dans les quatre côtés.

Il fut un temps, lorsqu'il fut implanté dans cette terre à l’insu de ses habitants, les pionniers du projet sioniste préconisaient un « Israël » de l’Euphrate au Nil. L’adage devrait être toujours inscrit à l’entrée de la Knesset. La double défaite israélienne au Liban, puis dans la bande de Gaza lui a coupé court à ses ambitions.

Il fut un temps aussi où les responsables israéliens caressaient le rêve de conclure des accords bilatéraux avec les égyptiens, syriens, jordaniens, et libanais.Les printemps arabes les ont éveillés.

Sans le dire, les responsables israéliens semblent pessimistes sur l'avenir et s'attendent aux pires scénarios. 

Plus que jamais, la ghettoïsation est de tendance pour le peuple d'Israël! Aussi bien sur le plan matériel que moral. Désespérément. Car se cacher derrière des murs, ou cacher sa peur derrière des mensonges n'en demeure pas moins des actes de "se cacher"!