22-01-2018 12:00 PM Jerusalem Timing

Les empreintes digitales des Libanais, propriété d’une société française

Les empreintes digitales des Libanais, propriété d’une société française

Et pas lesquelles : elle trempe dans d’interminables affaires de corruption.

Les coordonnées des empreintes digitales des Libanais sont la propriété d’une société française.
C’est le ministre libanais de l’intérieur, Marwane Charbel qui a révélé ce nouveau scandale qui éclabousse les gouvernements précédents.

Durant une réunion de la commission parlementaire de l’information et des communications, il a précisé que l’ancien cabinet libanais a été une proie facile à une société française Sagem, qu’il avait chargée en 1996 de confectionner les cartes d’identité des Libanais. En 1996, c’est le Premier ministre défunt Rafic Hariri qui était à la tête du gouvernement libanais.

 

Charbel assure que depuis qu’elle a signé le contrat avec le gouvernement libanais, cette société a gardé les empreintes des citoyens libanais dans les dossiers conçus spécialement pour les cartes d’identité libanaises, ce qui coute au budget de l’état libanais la somme de 7 millions de dollars par an.

Le problème d’après lui réside dans le fait que le gouvernement libanais ne peut pas éliminer ce contrat, car le texte de l’accord stipule dans ce cas que les empreintes deviennent la propriété de la société et non de l’état libanais.
Il a signalé que le maximum qu’il a pu faire est de «  baisser la valeur du contrat à 2 millions de dollars ».

Sachant que cette société baptisée Safran depuis 2005, lorsqu’elle s’est fusionnée avec le motoriste aéronautique Snecma trempe dans plusieurs affaires de corruption et de pots de vins.

Le mois de décembre dernier, elle a comparu devant le tribunal correctionnel de Paris car elle est soupçonnée d’avoir corrompu des fonctionnaires nigérians entre 2000 et 2003 dans le but de décrocher un juteux marché de production de cartes d’identité dans ce pays qui est le plus peuplé d’Afrique, avec ses 130 millions d’habitants. (Source : figaro)
Une accusation similaire pour des raisons similaires l’entache aussi concernant le Ghana et le Cambodge.
Sagem est également suspectée d’avoir versé une commission au ministre de l’intérieur ivoirien Désiré Tagro pour que le gouvernement la charge du recensement des électeurs ( Ferloo, 2010)