18-02-2020 12:53 PM Jerusalem Timing

Tuerie en Norvège: Breivik exige libération immédiate et médaille d’honneur

Tuerie en Norvège: Breivik exige libération immédiate et médaille d’honneur

"Ce n’était qu’une attaque préventive contre les traîtres de la patrie" déclarait-il devant les juges, les survivants et les familles des victime.

Affichant une attitude sereine des plus provocante, Behring Breivik qui comparaissait devant le tibunal d'Oslo lundi a exigé sa libération immédiate.
 
En costume noir et mèche blonde plaquée sur le côté, Behring Breivik est entré dans la salle en faisant un salut, portant ses mains menottées, poings fermés, sur le coeur, puis tendant le bras vers l'assistance, "un salut à l'extrême droite", selon son avocat, Geir Lippestad.
L'auteur des attaques qui ont fait 77 morts le 22 juillet dernier en Norvège, estime qu'il a agit en « héros », et dit mériter une « médaille d'honneur ».
 
Affichant toute absence de remords, cet homme 32 ans a affirmé que le massacre était "une attaque préventive contre des traîtres à la patrie" coupables, selon lui, de se livrer à l'équivalent d'un "nettoyage ethnique" en favorisant l'instauration d'une société multiculturelle.
 
Devant le tribunal d'Oslo qui a ordonné son maintien en détention provisoire jusqu'à l'ouverture de son procès le 16 avril, cette exigence de libération, avancée à deux reprises, a provoqué des rires jaunes parmi quelques dizaines de proches des victimes et de survivants qui avaient pris place dans la salle d'audience.
 
Il a de nouveau refusé de plaider coupable, tout en reconnaissant être l'auteur des attaques nécessaires, selon lui, pour "défendre la population ethnique norvégienne".
 
"Nous, le mouvement de résistance norvégien, n'allons pas rester les bras ballants alors que l'on fait de nous une minorité dans notre propre pays", a-t-il dit, affirmant avoir agi pour "défendre son peuple, sa culture, sa religion".
"Je souhaite que l'armée norvégienne me propose pour la Croix de guerre à trois épées", la plus haute distinction militaire du pays, a-t-il ajouté.
 
Hostile au multiculturalisme et à l'"invasion musulmane" de l'Europe, Behring Breivik avait fait feu pendant plus d'une heure sur un rassemblement de jeunes travaillistes sur l'île d'Utoeya le 22 juillet dernier, après avoir fait exploser une bombe près du siège du gouvernement norvégien.
Ces attaques, le pire massacre commis sur le sol norvégien depuis la Seconde Guerre mondiale, avaient fait 77 morts, dont de très nombreux adolescents.
 
Déclaré psychotique et donc pénalement irresponsable par une première expertise psychiatrique l'an dernier, l'extrémiste doit subir une seconde évaluation dont les résultats devraient être connus le 10 avril.
En dernier ressort, il reviendra au tribunal d'Oslo de se prononcer sur sa santé mentale, une question qui sera déterminante pour sa peine : la prison ou un établissement psychiatrique.