21-09-2019 06:50 PM Jerusalem Timing

Syrie: « La vérité » raconte ce qui se passe réellement à Homs

Syrie: « La vérité » raconte ce qui se passe réellement à Homs

200 hommes armés tués, 350 autres arrêtés, dont des mercenaires français, irakiens et africains ! Des Thermal Sniper scope, et des bombe à phosphore utilisés par les insurgés

Que se passe-t-il à Homs ? La question s’impose alors que les agences de presse internationales ont parlé de 6 tués ce mardi, des civils (selon leur unique source l’OSDH) et de 17 tués lundi, et ne cessent de balancer  le chiffre lancé aléatoirement par l’Observatoire syrien des droites de l’Homme (OSDH)  de 300 tués depuis le 4 février dernier.

OSDH et AFP : nourrir l’amalgame  

Selon l’AFP, citant l’OSDH qui siège à Londres Homs «  subit depuis l'aube les bombardements les plus violents depuis cinq jours, avec "en moyenne deux roquettes qui tombent par minute". Il y est également question de "situation est tragique", à la foi d’un certain Hadi Abdallah, membre du "Conseil de la révolution de Homs", lequel parle de gens "entassés dans les abris" , de "morts enterrés depuis une semaine dans les jardins car même les cimetières », de « tombes visées", de femmes enceintes, de gens qui souffrent de problèmes cardiaques, de diabète et surtout des blessés qu'on n'arrive pas à évacuer. Rapportant que trois militants qui apportaient de l'aide à Homs lundi soir sont morts carbonisés lorsque leur voiture a été touchée par un obus. Toujours selon ce Hadi, les communications et l'électricité sont coupées.

Une autre version des évènements est également donnée, par un site syrien « al haquiqa » (la Vérité, The Truth) qui ne manque pas, quand il le faut de fustiger les autorités syriennes ou les bandes armées de l’insurrection.

200 tués parmi les bandes armées

Dans un article datant du 11 février, le correspondant du site à Homs évoque franchement une décision prise par les autorités syriennes d’en finir avec la situation chaotique dans cette ville.
Le chiffre des tués avancé par ce site, qui cite une source sécuritaire syrienne, n’est pas très loin de celui de l’OSDH, mais la façon de leur mort est bien différente. Alors que l’Observatoire et les agences internationales laissent penser que les victimes sont des civils  tués dans « un pilonnage sans discernement de zones civiles », le site «  La vérité » affirme quant à lui que la plupart des tués sont des hommes armés qui ont succombé durant les accrochages avec les soldats de l’armée régulière. 200 est le chiffre avancé de ces hommes armés qui ont péri, alors que 350 ont été arrêtés, au terme des combats, après avoir refusé de se rendre. Avant le lancement de l’opération le lundi 7 février, quelque 200 hommes armés s’étaient rendu de plein gré après des tractations au cours desquelles ils ont obtenu des garanties qu’ils ne seront pas poursuivis.

Oui des tués civils, mais pas des manifestants

La source sécuritaire questionnée par le site n’exclut pas que des civils aient été tués durant cette opération. «  Des dizaines de civils ont surement succombé, mais non pas en manifestant, mais dans les ruelles et les bâtiments où les bandes armées menaient leur bataille, les prenant comme boucliers humains», explique cette source.
Concernant l’armement utilisé par l’armée syrienne dans son pilonnage, cette source révèle que des mortiers et des chars de type T72 ont été activés, et ce parce qu’il s’est avéré que « les bandes armées avaient des lance-roquettes perfectionnées avec lesquelles rien d’autre n’y faisaient ».

Un pilonnage à roquettes sonores aussi

1200 roquettes de chars et de mortiers ont été lancés, ajoute-t-il aussi : «  mais on a désamorcé à un grand nombre d’entre eux leurs têtes d’explosifs avant d’être lancés, et ne sont que des roquettes sonores qui font plus de peur que de mal », explique le site.
La tactique militaire adoptée consiste à bombarder une zone ou ont été localisés les hommes armés, avant que les militaires ne lancent l’assaut final pour les neutraliser, et ne l’évacuent directement.

Des bombes phosphoriques, des Thermal sniper scope

Les forces armées syriennes ont décidé d’utiliser ces chars le  6 février dernier, lorsque les troupes regulieres qui prenaient d’assaut le quartier de bab Amr ont fait l’objet d’un pilonnage aux bombes phosphoriques (made in Israel) qui brula entièrement  l’un de ses blindées et leur fit subir des pertes considerables.

 

Dans les dépôts d’armes qui ont été perquisitionnés ont été découverts des snipers ultra sophistiqués, les « thermal sniper scop », d’une portée de 3600 mètres, utilisables nuit et jour et dans toutes conditions atmosphériques. Très peu d’armées dans le monde ont accès à cette technologie militaire. Dont l’armée américaine ainsi que la célèbre société de sécurité aux visées douteuses, Black water qui travaille actuellement sous le nom de « Xe services LLC » aux Emirats arabes et semble entrainer les membres de l’ALS dans son désert.


 

Et aussi des Up-and-Down délivrés par al Jazeera

 

Des appareils de communication de différents types ont également été trouvés : dont un système Up-and-Down communication, connecté directement sur internet, à travers des numéros de téléphone qui fonctionnent via des satellites à une vitesse de 2 mégabytes par seconde. Cet appareil peut détecter via GPS le site de l’émetteur et du récepteur, fonctionnent sans recharge pendant 48 heures. Il est lié à un ordinateur portable capable de fonctionner 11 heures d’affilée.
Selon la source sécuritaire syrienne, cet appareil placé dans un cartable scolaire a été introduit en Syrie via le directeur du bureau d’Al Jazeera en Jordanie, Yasser Abou Hallala. Des documents repérés chez un homme armé montrent que les services de renseignements qataris ont payé la somme de 10 millions de dollars le prix de cet appareil, réservé exclusivement aux insurgés islamistes.
Et aussi le site révèle aussi l’arrestation de mercenaires français, irakiens et africains !

Du côté des pertes des forces régulières, le site signale que pas moins de 40 officiers et militaires appartenant uniquement à la quatrième brigade ont péri, et 300 autres blessés.
Ce mardi d’ailleurs, ont eu lieu dans les villes de Homs et de Lattaquié les obsèques de 13 d’entre eux et qui selon l’agence officielle Sana ont succombé à Homs, Rif Damas et Edleb.