22-02-2017 07:56 PM Jerusalem Timing

Russie: L’Iran développera son arsenal nucléaire s’il est attaqué

Russie: L’Iran développera son arsenal nucléaire s’il est attaqué

L’ayatollah sayed Ali Khamenei a assuré que l’Iran était prêt à riposter "au même niveau" au cas où les Etats-Unis ou "Israël" l’attaqueraient.

Nucleaire Iran IsraelLa Russie a prévenu mardi que l'Iran n'aurait pas d'autre choix que de développer son arsenal nucléaire s'il était attaqué par les Etats-Unis ou « Israël ».

"La CIA et d'autres responsables américains reconnaissent aujourd'hui qu'ils ne disposent d'aucune information sur les intentions de la direction politique iranienne concernant la production d'armes nucléaires", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la radio Kommersant FM.

"Mais je suis pratiquement sûr que cette décision sera prise si l'Iran faisait l'objet d'une frappe", a souligné M. Lavrov.

Cette interview pré-enregistrée a été rendue publique peu après la déclaration par le Guide suprême de l'Iran, l'ayatollah sayed Ali Khamenei, que son pays était prêt à riposter "au même niveau" au cas où les Etats-Unis ou « Israël » l'attaqueraient.

M. Lavrov a fait valoir que la Russie ne défendait pas un allié mais essayait d'éviter un conflit plus large, voire une course à l'armement nucléaire dans la région du Moyen-Orient.

Il a ajouté que les menaces israéliennes contre l'Iran avaient pour effet de détériorer les relations d'autres pays avec l'Occident et de les inciter à développer de leur côté l'arme nucléaire.

"Cette attitude vis-à-vis de l'Iran pousse plusieurs pays du Tiers Monde à réaliser qu'il leur suffit d'avoir l'arme nucléaire pour qu'on les laisse tranquilles", a-t-il poursuivi.

M. Lavrov a évoqué à l'appui de ses déclarations l'exemple nord-coréen, où la décision de développer et essayer des armes nucléaires n'a jamais été suivie d'une menace d'attaque de la part des Etats-Unis.

Il a aussi rappelé l'argument, repris selon lui par les scientifiques du monde entier, selon lequel des frappes peuvent retarder un programme mais ne peuvent pas le détruire complètement.


Moscou entretient des relations militaires et commerciales étroites avec l'Iran et n'a soutenu qu'à contrecoeur les quatre séries de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies contre l'Iran.