22-09-2019 02:21 AM Jerusalem Timing

Massacre en vue:L’ASL assiège et enlève les habitants de deux localités d’Alep

Massacre en vue:L’ASL assiège et enlève les habitants de deux localités d’Alep

Majoritairement chiites, ils sont accusés d’être les collaborateurs du régime et risquent d’être exécutés. Et Syria Truth raconte comment l’ex-chef des renseignements d’Alep a livré la ville aux miliciens avant qu’ils ne le tuent!

 Quelques 118 habitants de la localité de Nabel, dans la province d’Alep ont été enlevés, par les miliciens de l’ASL durant ces deux derniers jours. Selon le correspondant du site syrien Syrian Documents, ces enlèvements sont à caractère confessionnel incontestable. Sachant que ces syriens sont des chiites. Comme c’est le cas des habitants d’une autre localité avoisinante, Zahraa, où les miliciens ont tué ce vendredi un civil à bout portant.
Pour justifier leurs actes, des sources de l’ASL ont accusé ces habitants d’être « les collaborateurs du régime ».

Dans le quartier Cheikh, toujours à Alep, 3 civils ont été blessés dans la chute d’un obus d’origine inconnue. Alors que dans le quartier Chaar, l’aviation a pilonné dans la nuit de jeudi à vendredi, trois repaires de miliciens, tuant un grand nombre d’entre eux, selon Syrian Documents.   La Commission générale de la révolution syrienne (CGRS), qui regroupe des militants à travers la Syrie a signalé pour l’AFP que plus de 35 obus se sont abattus sur Chaar. Shukumaku fait état de 22 civils tués dans ce quartier et 50 autres blessés, dans un pilonnage provenant de la région Boustane-Pacha où les miliciens sont stationnés en grand nombre.

Vue panoramique de la ville d'AlepDes sources ont indiqué au site que les forces gouvernementales contrôlent désormais les artères principales du quartier Seif ed-Dawlé situé à l’ouest de la deuxième métropole de la Syrie, et  font état de 2000 miliciens tués cette semaine à Alep et sa province seulement.

Une guérilla dans les rues d’Alep

Selon Middle East on Line (traduit par Arabs Press), l’armée régulière mène une guérilla dans les rues d’Alep, où les consignes consistent à restituer les régions occupées par les miliciens en s’infiltrant dans les maisons, les rues et les rond points, avant de l’entrée en action des chars et des hélicoptères. Pour épargner les victimes civiles.

Un officier œuvrant à Seif ed-Dawlé rend compte que l’armée fait face à des miliciens qui utilisent des snipers et piègent les bâtiments aux explosifs. Et de signaler que les habitants sont utilisés comme espions par les miliciens pour scruter les déplacements de l’armée.

Selon Middle East On line, une grande partie des miliciens sont originaires du gouvernorat d’Idleb. Ils étaient venus en compagnie de leurs familles, sous prétexte qu’ils fuyaient les batailles. Ils sont entrés sans être fouillés, profitant de l’indulgence des forces de l’ordre, alors qu’ils transportaient des armements.

L’histoire de Mefleh : il a donné les clés de la ville avant d’être abattu

Le consul turc à Alep, Kajiji, à droiteSelon le site Suria Truth, c’est la « trahison » du directeur des renseignements à Alep, le colonel Mohammad Mefleh qui a permis aux miliciens d’entrer en grands nombres et relativement facilement à Alep. Avant de fuir le 21 juillet dernier, il avait rencontré le consul turc à Alep, Adnane Kajiji, qui lui a demandé en échange de faciliter sa fuite en Turquie « des garanties sécuritaires » pour assurer qu’il ne sera pas tué par les miliciens, sachant qu’il est impliqué selon le site Syria Truth dans le bains de sang perpétré à Hama en juin 2011, lorsqu’il a ordonné d’ouvrir le feu contre les manifestants. Il se devait donc de faciliter l’entrée de milliers de miliciens de la brigades Tawhid de l’ASL avant de prendre la fuite et de leur donner « les clés sécuritaires » de la ville.

Quatre jours après cette rencontre, il a livré le poste de frontière Bab el-Hawa aux miliciens d’Al-Qaïda.

C’est aussi lui qui a demandé aux miliciens d’apporter leurs familles avec eux et qui a fait croire aux forces de l’ordre de les laisser entrer, les faisant passer comme des réfugiés venus des provinces d’Idleb, de Hama, et d’Alep. Ce qui a permis à 5 milles miliciens d’occuper le quartier Salaheddine. Le 21 juillet, il a pris la fuite et s’est rendu en direction de la frontière avec la Turquie. Arrivé aux abords de la localité Azzaz, contrôlée par les miliciens de l’ASL,  à trois kilomètres de la frontière, il a été tué ainsi que ses deux gardes du corps. Le lendemain les Frères Musulmans annonçaient le lancement de l’opération « Fourkane pour la libération d’Alep ». Le jour suivant, le 23 juillet, le consul turc quittait la Syrie.

Le site Syra Truth soupçonne les Frères Musulmans de l’avoir liquidé, en collaboration avec les services de renseignements turcs, les seuls qui étaient au courant des détails de sa défection. Pour sa part, Al-Jazeera s’était contente de déclarer sa défection et son arrivée en Turquie.    

la moto piégéeDans la capitale Damas,  plusieurs personnes ont été tuées dans un attentat à la moto piégée qui s'est produit à la sortie des fidèles d'une mosquée dans le nord de Damas à Roukneddine après la prière de vendredi, a rapporté la télévision officielle syrienne.

Selon l’AFP, citant l’OSDH, 5 éléments des forces de l’ordre ont été tués. Alors que la télévision al-Manar a affirmé que des civils aussi figurent parmi les victimes. En plus des 5 tués des forces de l’ordre, Shukumaku évoque quant à lui une sixième victime : un civil.
 

L'explosion de MazzéUne voiture piégée qui a explosé presque en même temps dans le quartier Mazzé, situé entre le Palais de justice et le ministère de l’information, n'a pas fait de victime. 

Et dans le camp des réfugiés palestiniens de Yarmouk, 5 civils ont été tués, et une vingtaine d’autres blessés dans un pilonnage perpétré par les miliciens. Alors que dans la ville de Harasta, 8 cadavres ont été retrouvés.
Et dans la ville de Douma, au nord de la capitale, trois miliciens ont été tués, selon l’aveu de leur milice, « la brigade d’Al-Islam » dans des accrochages durant la nuit.

Violents combats dans la province de DamasSelon Shukumaku, de violents combats ont eu lieu dans le province de Damas Jeudi, surtout dans les localites Yelda, Bebella, Rayhane et Chifoniyyé, au cours desquels 78 miliciens auraient péri. le site fait état aussi de la mort d’un chef milicien recherché par la justice, Mohammad Adnane Chokal, dans le quartier Tadamone, proche du camp Yarmouk.

Dans la province d’Idleb, 42 miliciens ont été abattus dans une embuscade tendue par l’armée régulière, contre leur convoi, à Maaret-Misrine, selon Syrian Documents.

Alors que dans la localité Harem, un groupe armé a annoncé la mort de deux de ses miliciens durant des affrontements avec les forces gouvernementales.

Les deux députés koweitiens avec el-Wawi Et selon Arabs Press, deux députés salafistes du parlement koweitien, Walid Tabatabaï et Joumaane Al-Harbech ont effectué une visite secrète au chef de la milice « brigades Ababils » de l’ASL, le capitaine dissident Ammar Al-Wawi. Sachant que ce dernier avait été blessé dans une attaque contre son convoi  a proximité de l’aéroport Abou Zohour que les miliciens de l’ASL  tentent en vain de contrôler.

Cet incident a été derrière les désaccords qui ont éclaté dans les rangs de ses miliciens sur sa succession éventuelle, surtout que les informations faisaient état que son état de santé s’empirait. Selon le site, ce sont les salafiste du Koweït qui finance cette milice et dont les privilèges font envier plus d’un dans les autres milices.
 
A Der Ezzor  aussi, une milice islamiste de l’ASL, la brigade d’Al-Fourkane a annoncé la mort de trois de ses éléments dans des accrochages avec l’armée dans la ville même. Des sources de l’insurrection ont fait état pour Syrian Documents de pilonnage contre la ville Boukamal, à la frontière avec l’Irak, entièrement sous le contrôle des miliciens et au cours duquel 5 personnes ont été tuées et 20 autres blessées.
 

Kahtane Sleimane à droite

 

A Lattaquié, 6 soldats de l’armée syrienne ont été tués dans des accrochages avec des miliciens de l’ASL. Le site Shukumaku indique que l’armée a pilonné les repaires des miliciens à Bourj Kassab tuant et blessant un nombre indéterminé d’entre eux. Les forces gouvernementales sont également parvenues à libérer Kahtane Sleimane, le frère de l’ambassadeur syrien en Jordanie Bahjat Sleimane, des mains de ses ravisseurs.

Le site a fait état dans la région de Deraa de la mort de 7 miliciens, dont il a précisé les noms, dans sa province Nassib, et de trois autres dans la ville même.

 

Version AFP-OSDH
  
  

Manifestation à kassir (Homs) contre le régimeAu moins trois attentats ont secoué vendredi Damas où de violents combats ont éclaté entre rebelles et les troupes régulières, tandis que des "centaines" de soldats ont pris d'assaut une localité près de la capitale, selon une ONG.
   Par ailleurs, des milliers de personnes ont défilé dans les rues dans plusieurs régions de Syrie, bravant dans certaines villes comme Alep (nord) les bombardements de l'armée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
   Des vidéos ont montré des jeunes manifestants dans une ruelle dans les quartiers de Barzé et de Assali à Damas. "Syrie, une révolte de dignité et de liberté", scandaient-ils notamment.
   "Ceux qui n'ont pas été tués par les avions d'Assad l'ont été à cause de la complicité des Arabes et du monde", lisait-on par ailleurs sur une pancarte, critiquant « l’inaction » de la communauté internationale, à Chaar, un quartier de l'est d'Alep (nord).
   Un attentat à la voiture piégée a secoué le quartier huppé de Mazzé de Damas, près du Palais de justice et du ministère de l'Information, selon la télévision d'Etat syrienne, qui l'a qualifié de "terroriste".
   Deux heures plus tôt, cinq membres des forces de l'ordre ont été tués dans un attentat à la moto piégée perpétré à la sortie d'une mosquée dans le nord de Damas après la prière de vendredi, selon la télévision d'Etat.
   Selon l'OSDH, l'attentat à la bombe s'est produit alors que des membres des forces de sécurité se trouvaient près de la mosquée al-Roukniya.
   La télévision syrienne a diffusé des images de destruction, notamment des débris de tuiles tachés de sang et des voitures endommagées près d'une carcasse de mobylette calcinée.
   Par ailleurs, une bombe a explosé dans le quartier de Salhiyé (centre), blessant des soldats.
   Plusieurs attentats ont secoué Damas depuis le début de la révolte contre le régime en mars 2011, le plus meurtrier ayant fait 55 morts et 372 blessés le 10 mai dans le quartier populaire de Qazzaz.
   Un groupuscule islamiste obscur a revendiqué certaines de ces attaques, alors que régime et opposition s'accusent mutuellement d'être derrière ces violences.
   C'est à Qazzaz (sud-est), qu'ont éclaté vendredi de violents combats entre rebelles et soldats et où les forces de sécurité ont arrêté des dizaines de jeunes hommes.
   A Tadamoun, quartier rebelle du sud de Damas, quatre soldats ont été tués dans une attaque contre leur véhicule.
   Dans la province de Damas, des "centaines de soldats" loyalistes secondés par des véhicules lourds ont par ailleurs attaqué Babbila pour tenter d'y écraser des poches rebelles, selon l'OSDH.
   Les soldats ont pénétré en force dans cette localité où se sont retranchés des insurgés.
   "Cette localité, ainsi que celle de Yalda, sont à la lisière de quartiers rebelles de Damas comme Tadamoun et font d'objet de grandes opérations militaires pour les contrôler", a expliqué Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH.
   Des combats ont également éclaté dans plusieurs localités d'Idleb (nord-ouest).
   Les violences à travers le pays ont fait vendredi 61 morts dont 29 civils, 19 soldats et 13 rebelles, selon un bilan de l'ONG.
   Vendredi, les corps de 16 hommes ont été retrouvés à Harasta dans la province de Damas, certains portant des marques de torture, au lendemain de la découverte de 45 corps dans la même région.