26-09-2017 11:09 PM Jerusalem Timing

Firas Tlass:"Assad restera 20 ans de plus à cause du CNS actuel"

Firas Tlass:

Et un opposant membre du CNS annonce sa démission, accusant le conseil de laxisme

Moutih elBoteynL’opposant syrien Moutih elBoteyn a annoncé son retrait du soi-disant « Conseil national syrien » à cause « du laxisme de certains éléments du conseil et de l’interdiction aux autres éléments de remplir leur devoir révolutionnaire », a rapporté le site de la chaine de télévision iranienne arabophone elAlam.

« On ne peut accepter que 20 millions d’euros restent dans les mains du conseil depuis plus d’un mois alors que notre peuple vit dans le besoin… Au conseil exécutif, M. Ahmad Ramadan  refuse de distribuer l’argent aux réfugiés », a-t-il entre autre avancé comme raisons de sa démission.

Membre au bureau exécutif, chef du bureau de la mobilisation révolutionnaire, et responsable du dossier des réfugiés au Conseil, elBoteyn a espéré que les éléments actuels du Conseil donnent à d’autres personnes compétentes la chance de présenter au peuple syrien de meilleures aides dans l’avenir.
 
Firas Tlass formera une nouvelle opposition syrienne !

Firas TlassDans une interview au journal Daily Telegraph, l’opposant Firas Tlass, fils de l’ancien ministre syrien Mostapha Tlass, a critiqué le conseil national syrien (opposition), qui manque de vision, selon lui.

« Le président Assad restera 50 ans supplémentaires au pouvoir si le Conseil national dirige la révolution », a-t-il ironisé, affirmant qu’il financera une nouvelle direction de l’opposition à l’intérieur de la Syrie à la place du conseil national.
Tout en refusant de révéler les noms de son nouveau conseil d’opposition, Tlass a souligné que « des personnalités civiles venant des différentes villes syriennes travailleront de concert pour former un gouvernement transitoire ».

« Je place toute ma fortune au service du nouveau conseil qui devra conduire la Syrie vers une nouvelle démocratie », a-t-il encore dit.

Première attaque contre les Kurdes d’Alep

Les groups armés en Syrie ont attaqué vendredi le quartier Cheikh Massoud dans le nord d’Alep, habité par une majorité kurde.
Selon une source militaire syrienne, 10 hommes armés ont été tués en tentant de pénétrer le quartier kurde, alors que l’armée syrienne libre (ASL) a menacé d’attaquer les combattants kurdes locaux.

Les rebelles ont affirmé de leur côté avoir « capturé huit éléments des milices pro-gouvernementales aux alentours du quartier », ajoutant que « certains détenus ont été tués », sans préciser si des kurdes figuraient parmi les morts.

Dans un communiqué publié sur Facebook, le commandant des opérations militaires de la « brigade attawhid », Abdel Qader Salah, a adressé « une dernière demande aux gangs du parti des travailleurs kurdes pour déposer leurs armes immédiatement et ne pas s’entrainer dans une bataille perdue à l’avance », menaçant d’ouvrir le feu sur quiconque porte les armes contre les brigades de l’opposition armée. 

Un autre dirigeant de la même brigade, connu pour Abou Forat, a dit que les groupes armés ont réalisé des progrès sur plusieurs fronts à Alep, dont le quartier Salaheddine. « Sur le front de Saleheddine, nous sommes parvenus à contrôler l’une des bases des forces régulières, et nous avons tué 25 soldats au moins », a-t-il dit, cité par le quotidien libanais Assafir.

" L’attaque avait pour objectif de repousser les forces du régime des quartiers Saïf elDawla, Salaheddine, elIzaa, alAmiriya et alSoukari », ajoute un autre chef militaire, faisant état de progrès sur les fronts d’alSoukari et d’elIzaa. Mais ils ont dû reculer de Salaheddine pour manque de munitions, a-t-il encore dit.
Un autre combattant a reconnu que 20 opposants armés ont trouvé la mort, et 60 autres ont été blessés dans les mêmes affrontements.

De source militaire syrienne gouvernementale, on indique que les affrontements les plus durs ont éclaté vendredi à l’aube aux quartiers alArkoub et Maysaloun, et ont duré plusieurs heures. Alors que les hommes armés ont tenté « plus d’une fois et sur plusieurs fronts » de pénétrer dans la place Abdallah elJabiri, au centre ville, mais en vain.

Le correspondant de l’agence France Presse a rapporté de source militaire que les combattants armés ont fait sauter la porte orientale de la mosquée des Omeyyades dans l’ancienne ville, dans une tentative d’infiltrer vers la place des sept lacs (Sabeh Bahrat en arabe) et arriver enfin à la place Abdallah elJabiri au centre d’Alep. Il a fait état d’affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes armés qui se sont retranchés « aux souks d’elNeswan et d’elKhouba ».

L’AFP : Pas de percée significative pour l’ASL

Selon des habitants et des journalistes de l'AFP, les accrochages ont globalement baissé en intensité après l'offensive d'une ampleur sans précédent menée jeudi et vendredi par les rebelles dans la ville d’Alep disputée depuis deux mois.

 Au terme de ces journées de combats particulièrement violents, une source militaire syrienne a déclaré vendredi que plusieurs attaques rebelles avaient été repoussées, tandis que les insurgés ont affirmé avoir progressé mais sans effectuer de percée significative.

L’OSDH : des morts dans le pilonnage de l’armée

Dans la province d'Alep, "un bébé d'un an a été tué, son frère et sa mère ont été blessés dans la nuit par le pilonnage de la localité de Maskana", selon l’observatoire syrien des droits de l’homme basé à Londres.

Cette même source a fait état de bombardements samedi contre les localités de Douma (nord-est), Sayidé Zainab (sud-est) et Mouadamiyet al-Cham (sud) blessant plusieurs personnes.

« A Damas même, deux civils ont péri lors d'un assaut contre le quartier de Barzé (nord-est) par les forces du régime, alors que des affrontements ont eu lieu à Tadamoun (sud), suivis de perquisitions. Dans la province de Deraa (sud), où plusieurs localités ont été bombardées, six soldats ont été tués dans des combats près d'al-Gharia al-Charquiya et des barrages militaires de Bosra al-Cham », a rapporté l’OSDH.

Et d’ajouter que des bombardements ont visé aussi les provinces de Homs et Hama (centre), Deir Ezzor (est), où quatre personnes ont péri, et Idleb (nord-ouest).

ONU : enquête sur des crimes de guerre

Sur un autre plan, des diplomates occidentaux ont fait savoir que l’ancienne procureure générale du tribunal pénal international Carla Del Ponte a été nommée vendredi pour participer à une enquête menée par les Nations Unies sur des crimes de guerre en Syrie. Les enquêteurs recueillent des informations en vue de procès potentiels dans l’avenir contre des personnalités impliquées dans des exactions commises en Syrie depuis le début de la crise.