25-05-2020 09:13 AM Jerusalem Timing

Paris reconnait le financement des conseils révolutionnaires syriens

Paris reconnait le financement des conseils révolutionnaires syriens

La Turquie n’a pas participé à la réunion du soutien aux révolutionnaires syriens qui s’est tenue au Quai d’Orsay.

Réunion du Quai d'OrsayLe Quai d’Orsay a accueilli, mercredi 17 octobre, une réunion de soutien aux conseils révolutionnaires syriens qui administrent les zones dites "libérées" par la rébellion.

L’objectif de la rencontre était d’"étudier les modalités de soutien à ces conseils.

Autour de la table, des représentants d’une vingtaine de pays, occidentaux et arabes, et des membres de ces conseils révolutionnaires, y étaient présents. Mais, le plus grand absent fut la Turquie.

Lors de cette réunion, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a de nouveau appelé de ses vœux la formation d’un gouvernement de transition.

"Nous souhaitons que soit établi rapidement, et par une union de l’opposition, un gouvernement provisoire que nous reconnaîtrons une fois formé", a-t-il espéré.

Fabius"Mais en attendant cela, nous avons lancé un programme de soutien direct aux conseils révolutionnaires…Et cette approche a recueilli un très grand intérêt de la part de la communauté internationale", a-t-il ajouté.

La France apporte depuis plusieurs mois déjà, une aide financière à l’opposition syrienne. Depuis fin août, 1,5 million d’euros ont ainsi été mobilisés pour aider une quinzaine de ces conseils locaux.

"La France a pris l’initiative d’aider concrètement ces conseils", a expliqué Laurent Fabius à FRANCE 24 à l’issue de la réunion. Selon lui, la France "remet en marche des boulangeries industrielles pour que les gens puissent manger du pain tout simplement. Nous aidons au ramassage des ordures, à la voierie mais aussi à la remise sur pied d’une police. Nous faisons cela à partir des comités élus par la population".

Or, en réalité les experts arabes et occidentaux affirment que ces aides ne sont pas destinés aux civils, mais au financement de la rébellion armée.