26-03-2019 08:31 PM Jerusalem Timing

AlAssad: oui aux réformes, oui à l’unité nationale non aux complots étrangers

AlAssad: oui aux réformes, oui à l’unité nationale non aux complots étrangers

Méthodique, pédagogue.. le président syrien a tenté avec ses termes d’expliquer au peuple ce qui se passe ce qu’il compte faire et pourquoi:a-t-il réussi, l’avenir nous le dira!

S'il y a une chose positive dont on peut  accorder au  jeune président syrien par rapport à ses semblables dans le monde arabe, c'est sa volonté d'expliquer à son peuple comment il pense et pourquoi il agit, d'ailleurs  il le dit voire s'excuse: ainsi à chaque intervalle le président Assad souligne dans son discours que "s'il révèle des détails alors que son équipe  l'a déconseillée de le faire c'est pour montrer au peuple comment l’administration syrienne pense ou  prend telle ou telle décision!"
 
Le président Bachar al-Assad a regretté les derniers événements en Syrie et les victimes qui sont tombées parmi les citoyens, insistant qu'il est de sa responsabilité de veiller sur la sécurité de la patrie et de garantir sa stabilité.

S'adressant au peuple de la tribune de l'Assemblée du peuple, le président al-Assad a souligné que "son discours intervient à un moment exceptionnel où l’unité est mise à l'épreuve. Une épreuve qui est le résultat des  complots successifs tissés contre la patrie et que notre volonté, notre cohésion et la volonté de Dieu nous permettent d'affronter".

"Nos ennemis œuvrent chaque jour d'une façon organisée et programmée pour porter atteinte à la stabilité de la Syrie", a poursuivi le président al-Assad.


Evoquant les grandes transformations dont témoignent la scène arabe depuis des mois, al-Assad a noté que ces "transformations  auront des répercussions sur toute la région sans exception, voire au-delà de ses frontières".


Le président al-Assad a souligné  que ce qui se passe sur la scène arabe conforte la vision de la Syrie :" l'Etat populaire arabe, qui a été marginalisé pour trois décennies ou plus, est retourné au centre des événements dans la région, confirmant que les peuples arabes ne sont pas apprivoisés" .


Le président al-Assad a affirmé, à cet effet, que la Syrie, qui fait partie de la région, subit l'influence de ce qui se passe, et donc elle agit et réagit  . "La Syrie n'est pas une copie des autres pays" a-t-il dit.

Le président al-Assad a souligné que" la Syrie est aujourd'hui la cible d'un grand complot dont les prolongements vont loin dans des pays régionaux et étrangers, et d'autres sont d'origine interne".

"Nous reconnaissons la pérfidie de nos ennemis qui ont choisi des méthodes développées, mais aussi leur stupidité en choisissant un pays et un peuple avec lesquels de  tels complots ne réussissent pas", a indiqué le président al-Assad, précisant que "les conspirateurs avaient commencé par la provocation via l'Internet et les satellites pour ensuite s'acharner à la falsification des informations, des images et des photos et enfin recourir à la menace  confessionnelle".

 "Mais la Syrie a réussi à éviter la zizanie. Les conspirateurs, qui sont peu nombreux, avaient confondu  trois facteurs: la sédition, la réforme et les besoins quotidiens" a poursuivi le président al-Assad ajoutant :" Nous sommes pour les réformes. Il est de notre devoir de répondre aux besoins des citoyens , mais certainement pas pour la zizanie".

Le président al-Assad a fait noter que "c'est le peuple qui a affronté le complot grâce à sa conscience nationale, ce qui a permis un réglement pacifique , sain et a permis la préservation de l'unité nationale".

Le président al-Assad a affirmé que "la Syrie a avorté ce plan, planifié depuis 2005 et que la conscience populaire était suffisante pour y riposter", insistant sur la nécessité de renforcer cette conscience populaire qui est une garantie protègeant la Syrie".

Le président al-Assad a appelé, à cet effet,  à se protéger contre tout complot extérieur car les ennemis de la Syrie cherchent à affaiblir son rôle et modifier ses principes.


Abordant la politique intérieure de l'Etat, le président al-Assad a souligné que cette politique est basée sur le développement, l'ouverture et le contact direct avec le peuple et les citoyens.

Quant à la politique extérieure de la Syrie, le président al-Assad a affirmé que cette politique est basée sur l'attachement aux droits nationaux et à l'indépendance et que le lien entre les deux politiques, extérieure, et intérieure, était toujours le citoyen.

"La Syrie a réussi à démanteler les  mines posées sur son chemin  et ceci n'a pas rassuré les ennemis qui ne cessent de chercher à l'affaiblir par une nouvelle manière", a indiqué le président al-Assad.

Passant à la situation intérieure, le président al-Assad a indiqué que la relation entre l'Etat et le peuple ne se fonde pas sur les pressions mais sur les besoins sociaux "qui sont un droit de la société et un devoir de l'Etat qui doit entendre ses besoins et les satisfaire".

Le président al-Assad a d'autre part, affirmé que les citoyens de Daraa ne sont pas responsables pour ce qui s'est passé mais qu'il est de leur responsabilité d'aider l'Etat pour éviter les émeutes.

"C'étaient les citoyens de Daraa qui ont encerclé ceux qui ont  provoqué les troubles et sapé la cohésion nationale", a fait savoir le président al-Assad, ajoutant: "Le sang versé est le sang de la Syrie, et nous  sommes tous concernés, les victimes sont nos frères et leurs familles sont les nôtres. Il est nécessaire d'en connaître les raisons, d'en chercher les responsables et de les châtier. Travaillons a pour guérir la blessure et rétablir  l'harmonie et l'affection au sein de notre grande famille", a appelé le président al-Assad.

"Eviter la sédition est un devoir national, moral et légitime et chacun individu capable de le faire mais qui s’en abstient , est partenaire dans ce complot , voire dans le massacre de la patrie, ajoutant que "  la Syrie ne cherche pas des batailles et son peuple est pacifique mais qu'elle n'hésitera pas à défendre ses causes, ses intérêts et ses principes » a affirmé le président al-Assad.

"La force de la Syrie réside dans le  nombre de  crises qu'elle a affronté au fil du temps, notamment après l'indépendance, ce qui lui a donné davantage  force et immunité", a indiqué le président al-Assad.

Abordant les réformes, le président al-Assad a affirmé qu'il n' y a point d'obstacles ni de retard dans l'application des réformes, et que personne ne s'y opposait.
Il a parlé  de nouvelles mesures qui n'avaient pas encore été annoncées, dont celles concernant l'unité nationale, la lutte contre la corruption, l'information et l'accroissement des chances de travail, soulignant qu'elles seront annoncées aussitôt leur étude achevée et qu'elles sont  parmi les priorités du nouveau gouvernement.