12-12-2019 07:16 AM Jerusalem Timing

Raid en Somalie: le soldat français blessé est mort (porte-parole shebab)

Raid en Somalie: le soldat français blessé est mort (porte-parole shebab)

Washington a apporté "un soutien technique limité" à la France lors de l’assaut en Somalie.

Somalie/ShebabUn porte-parole militaire des Shebab a rapporté ce lundi que le soldat français blessé et capturé lors du raid de commandos français samedi en Somalie, est décédé de ses blessures.

"Le soldat français qui faisait partie de l'invasion française de la Somalie est mort de ses blessures," a déclaré par téléphone à l'AFP Abdulaziz Abu Musab.

 "Notre équipe médicale a tenté de l'aider, mais il n'a pas eu de chance. Sa blessure était grave", a-t-il ajouté, précisant que "le Haut-Commandement des
shebab décidera lors d'une prochaine étape" de restituer ou non le corps de ce soldat.

La mort de ce soldat porte à deux le bilan des français tués suite au raid.

Washington apporte "un soutien technique limité" à la France

Entre-temps, le président américain, Barack Obama, a révélé dans une lettre au Congrès américain, que son pays a fourni "un soutien technique limité" aux forces françaises lors du raid infructueux lancé samedi en Somalie pour libérer un agent des services secrets détenu depuis plus de trois ans par le mouvement des Shebab.

"Les forces américaines ont fourni un soutien technique limité aux forces françaises lors de cette opération, mais elles n'ont pas pris part directement à l'assaut dans le camp où le citoyen français était détenu", écrit le président américain dans une lettre adressée au Congrès américain.

"Un avion de combat américain est entré brièvement dans l'espace aérien somalien pour apporter une aide dans l'opération de secours, si nécessaire", a écrit le président Obama, précisant que "cet appareil n'avait pas fait usage d'armes pendant cette opération".

La tentative ratée de libérer un otage français détenu par l'organisation des Shebab liée à Al-Qaïda, samedi, s'est soldée par la mort d'au moins huit civils, selon des témoins sur place.