23-07-2019 06:28 PM Jerusalem Timing

Les Aleppins préfèrent les régions alaouites à la Turquie et la Jordanie

Les Aleppins préfèrent les régions alaouites à la Turquie et la Jordanie

The telegraph évoque le trafic de sexe dont sont victimes certaines réfugiées en Jordanie, et Arabs-Press raconte l’histoire d’une femme violée au Liban par les hommes qui ont envoyé son mari au combat.

Réente photo d'Alep selon le site aleppin Tahtel-mijharUne enquête de la radio hollandaise a révélé que les Aleppins sunnites préfèrent se réfugier dans les régions alaouites que de se rendre en Turquie.
La radio rapporte le cas de Mohammad Mouayyad, originaire du quartier Kallassé, et qui se trouve actuellement dans la ville de Lattaquié. Selon lui, cette ville ne présente aucune différence avec sa ville natale. Il y a trouvé du travail comme couturier et loué une maison.
Assurant que plus de 100 mille aleppins ont fait comme lui, il a signalé que de nombreux déplacés viennent aussi de Homs, Hama, Deraa et Idleb.

Interrogé par la radio, un opposant syrien indépendant Dr. Mounir Chahoud assure pour sa part que les déplacés qui se sont installés dans les régions alaouites dont Lattaquié et Tartous vivent comme s’ils étaient chez eux. «  Il n’y a pas de crise confessionnelle en Syrie, mais il y a des gens sectaires et des incitateurs. Il y a eu des massacres et des ripostes à caractère communautaire », poursuit-il.
Chahoud signale aussi que certains de ces déplacés ont trouvé un travail alors que d’autres vivent grâce aux assistances qui leur sont fournies par l’Union des paysans, un syndicat du régime qui a pu assurer une tonne d’aides.

La question des réfugiés syriens : fabriquée

Dr. Mounir ChahoudChahoud assure également que l’opposition syrienne a voulu volontairement créé la question des réfugiés en incitant les Syriens à quitter leur pays et à se rendre en Turquie ou en Jordanie, pour faire pression sur le régime. De plus, les aides offertes par les organisations internationales ne parviennent pas aux régions alaouites sous prétexte que cette communauté sert les intérêts du régime.

Toujours selon Chahoud, qui est lui-même alaouite, un certain changement s’est produit au sein de cette communauté qui est de plus en plus persuadée que seule une solution politique peut mettre fin à la crise. Il indique que cette communauté reste soudée autour du régime en raison des slogans de la révolution syrienne qui se considère être la révolte d’une composante du peuple syrien contre une autre. «  La révolution me parviendra pas à vaincre totalement. Elle va perdre une partie de ses fins en cours de chemin. Elle devra faire un compromis en raison des erreurs énormes que l’opposition a commises », a-t-il conclu.

 

De pire en pis chez les réfugiées en Jordanie : le trafic de sexe  
 
Le camp Zaatari en JordanieLa situation des réfugiés syriens dans les camps turcs et jordaniens est plus que lamentable. En plus de l’extrême pauvreté et des conditions précaires dans laquelle ils vivent, leurs femmes sont sujettes à un trafic de sexe sans pitié. 
Selon le quotidien britannique The Telegraph, citant les conclusion d’un rapport réalisé par des activistes travaillant dans des organisations d’aide et de soutien aux réfugiés syriens, de jeunes filles dont certaines n’ont pas dépassé les 14 ans sont contraintes d’offrir des services sexuels, sous couvert du mariage qui s’avère être temporaire, alors que d’autres sont tout bonnement contraintes à la prostitution .

Souvent les premières sont arnaquées, en leur suggérant l’affaire comme étant un mariage en bonne et due forme avec une dote payée par le mari. Des gardiens du camp des réfugiés Zaatari ont reconnu recevoir constamment des demandes de la part d’hommes arabes, majoritairement originaires d’Arabie saoudite ou de Jordanie, venus au camp à la recherche d’une « mariée, jeune et gentille ». Une réfugiée du camp Zaatari et mère de deux filles assure que certains hommes mariés viennent épouser de jeunes filles pour soi-disant « nous aider ».

En échange de ces services, les parents de la jeune fille se verront déménager du camp des réfugiés vers un appartement plus confortable. Leurs dépenses aussi seront prises en charge par le soi-disant époux. Avant que ce dernier ne disparaisse.
Nombreuses sont celles à qui les hommes avaient promis de les emmener avec eux en Arabie saoudite, et n’ont plus jamais eu des nouvelles d’eux après leur départ.

Selon un activiste travaillant pour l’association bénévole « Kitab al-Sounna », tous ces mariages s’avèrent être faux, et ne sont pas contracté en présence de religieux.
Elles sont  500 jeunes filles à l’avoir contracté au cours de l’année 2012 seulement.

Un jeune jordanien a également révélé l’existence d’un réseau de prostitution régie par une femme dans le camp, où la jeune fille est payée 50 dinars l’heure, et le double si elle vient d’être dépucelée.  
Le rapport a également abordé la question du viol qui est la raison principale de certaines femmes pour quitter la Syrie.

Une aleppine violée par les chefs de son mari

Des réfugiées syriennes arrivant au LibanA cet égard, le site Arabs-Press a raconté l’histoire d’une jeune femme syrienne qui a été violée par plusieurs chefs de milices qui vivent au Liban et s’attellent pour envoyer des hommes aux milices en action en Syrie.
Originaire de la région d’Adanane, dans la province d’Alep, elle s’était réfugiée ainsi que son jeune époux à Majdal-Anjar, une localité située a proximité de la frontière.
A peine s’était-elle installée, que son mari est revenu en Syrie, encouragé par des chefs salafistes au motif qu’il doit combattre dans les rangs des insurgés,  elle a été violée par deux d’entre eux.
L’un d’entre eux avait même décidé de la prendre en esclave, avant qu’elle ne prenne la fuite vers Beyrouth ou elle s’est réfugiée auprès d’une famille aleppine.

La France se voue à l’évidence

Sur le plan des prévisions politiques qui étaient particulièrement abondantes par la voix des différentes gouvernements occidentaux, voilà que Paris opère une révision de taille. «  Les choses ne bougent pas et la solution que nous espérions c’est-à-dire celle de la chute du régime de Bachar el-Assad et l’avènement de la coalition de l’opposition au pouvoir n’ont pas eu lieu », a avoué le chef de sa diplomatie Laurent Fabius, lors de son discours annuel pour les medias à l’occasion du Nouvel an.
Révélant qu’il n’y a pas de signes positifs à l’heure actuelle, il a ajouté : «  la France poursuit à l’instar des autres ses tentatives de recherche d’une solution qui puisse changer le régime d’Al-Assad et instaurer une Syrie unifiée qui respecte toutes les communautés », Avant de conclure : «  mais nous sommes encore bien loin de cela ».

La prière pour la Syrie : afflux massif
   
   Les autorités syriennes se félicitaient vendredi de l'afflux "massif" dans les mosquées après avoir appelé à une prière "d'un million de fidèles" pour le retour de la sécurité dans le pays en guerre.
  

Les médias officiels ont fait état d'une "participation populaire massive" à la prière "réclamant la sécurité pour la patrie", la télévision d'Etat montrant des images de fidèles effectuant la prière hebdomadaire musulmane dans plusieurs mosquées de Damas.
   Dans un prêche retransmis à la télévision d'Etat, le cheikh a appelé à prier pour le retour de la sécurité et à implorer Dieu d'éloigner les ennemis de la Syrie, devant des centaines de fidèles.

Terrain selon AFP-OSDH

   Et comme chaque vendredi depuis le début de la contestation en mars 2011, des opposants au régime ont entamé des manifestations à travers le pays.
   "En Syrie, il y a deux parties en conflit: ceux qui essayent de survivre et un régime qui essaye de les écraser", proclamait une pancarte à Kafr Nabal dans la province d'Idleb (nord-ouest).
  
De fait, l'aviation a poursuivi ses bombardements sur la périphérie de Damas, visant notamment la banlieue où les rebelles ont installé leurs bases-arrière, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui s'appuie sur un réseau de militants et de médecins à travers la Syrie.
  

Khaled Khalifé, un kamikaze égyptien qui s'est fait exploser contre un barrage de l'armée syrienneHoms, à la pointe de la contestation dès le début du soulèvement en mars 2011 et point névralgique sur la ligne de démarcation entre régime et rebelles, qui tiennent désormais de larges zones dans l'est et le nord du pays, était également sous les bombes, selon l'ONG.
  

A Saasaa, à une quarantaine de kilomètres au sud de Damas, un kamikaze du Front jihadiste Al-Nosra a fait exploser son véhicule durant la nuit, tuant au moins huit membres des renseignements militaires selon l'OSDH.
   Dans le même temps, un second kamikaze a lancé sa voiture contre un barrage de l'armée à proximité, tuant et blessant plusieurs soldats, ajoute l'ONG.

90% de l’aide n’arrive pas aux régions qui en ont besoin  

L'Union des organisations syriennes de secours médicaux, une organisation de médecins travaillant clandestinement en Syrie, a dénoncé à Paris "l'inaction" de la communauté internationale face aux exactions du régime, soulignant la gravité de la situation médicale dans le pays.
   "Des maladies comme la leishmaniose, la tuberculose, sont réapparues. Des enfants ne sont plus vaccinés depuis un, voire deux ans, et c'est une catastrophe nationale", a affirmé le secrétaire général de l'UOSSM, Anas Chaker, assurant que "90% de l'aide donnée par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ou la Croix Rouge internationale n'arrive pas aux régions qui en ont besoin".
  

Le libyen Abdel Aziz Nakrat, milicien du front al-Nosra tué dans les combats à AlepLe docteur Chaker a également mentionné les problèmes d'accès aux médicaments, indiquant que "35 à 40 des 57 usines de médicaments en Syrie se trouvent à Alep" (nord) dévastée par plus de six mois de guérilla urbaine. Elles ont été pillées par les miliciens des différentes factions de l’opposition armée syrienne et revendue en Turquie.
  

"Nous sommes en train de faire le tour des capitales étrangères pour demander un soutien matériel et logistique", a expliqué le Dr Oubaida Al-Moufti, porte-parole de l'UOSSM, dont l'organisation n'a reçu d'aides que de la part de "la France, la Suisse et le Danemark", a-t-il souligné.
  

"Nous n'avons reçu aucune aide logistique ou financière d'un gouvernement arabe, uniquement des aides individuelles", a-t-il déploré.