10-08-2022 05:21 AM Jerusalem Timing

Les Américains ont contacté 5 fois pour demander une rencontre avec Rohani

Les Américains ont contacté 5 fois pour demander une rencontre avec Rohani

Le président iranien raconte ce qui s’est passé à New York

Rohani avec les journalistesLe contact téléphonique entre le président américain Barack Obama et iranien cheikh Hassan Rohani fait toujours parler de lui.
D’autant plus que les informations se contredisent sur la partie qui effectué initialement le contact. Les Iraniens assurant que c’est Obama qui l’a fait.

Mardi, en marge d’une rencontre avec son cabinet, le président iranien a assuré aux journalistes que les Américains l’ont contacté 5 fois pour demander une rencontre, ce qu’il a refusé.
 
Depuis son retour à Téhéran, cheikh Rohani s’est expliqué sur les conditions de ce contact, le premier du genre depuis la révolution et qui n’était pas inscrit dans son calendrier de voyage.
«  Je ne voulais pas rencontrer Obama. Mais lorsqu’on s’est parlé, je l’ai informé que le peuple iranien refuse les exactions commises par les Etats-Unis et que la solution ne peut être élaborée en peu de temps. Ce que Obama a approuvé », a révélé cheikh Rohani, selon l'agence de presse iranienne Tasnim

Et de poursuivre : «  les Américains ont appelé sur le portable de notre ambassadeur. Et j’ai un peu parlé avec Obama qui a signalé qu’il affrontait beaucoup de problèmes dans son pays ».
Il m’a aussi dit : «  Rohani et le chef du parlement Ali Larijani vous aussi en Iran affrontez des problèmes, c’est pour cela que nous devons réfléchir sur une solution à ce problème».

Mardi soir, le président iranien a présenté devant le parlement irannien le rapport de son premier voyage aux Nations Unies et les conditions du contact téléphonique.

Le timing du contact a été critiqué par le commandant des gardiens de la révolution le général Jaafari lequel a signalé qu’il aurait préféré qu’il ait lieu après que  Washington eut donné des preuves de bonne volonté.

Des dossiers litigeux

Justement dans les coulisses à Téhéran, les responsables iraniens gardent les pieds sur terre, assurant qu’il n’est pas question de faire des concessions sur les droits légitimes du peuple iranien.

Mais ils se dits disposés à rassurer ceux qui vivent l’état d’iranophobie. D’autant plus que le programme nucléaire iranien n’a rien d’effrayant, affirment-ils. Selon Assafir, ils ont dit s’attendre à des visites incessantes de délégations internationales venues s’enquérir sur place. Une iranienne dans une exposition de tapis faits à la main à Téhéran

Il n’est donc pas question de concéder leur droit absolu d’enrichir l’uranium, mais sont prêts a négocier le niveau d’enrichissement et son pourcentage.
Sur le dossier syrien, qui a été longtemps évoqué aux Nations Unies, Téhéran voit que Washington est désormais persuadé que la solution passe par la table de dialogue et qu’il ne faut exclure aucune partie en action en Syrie.

Les Iraniens ont exprimé leur disposition à déployer leurs efforts pour rapprocher les points de vue pour ce qui est les intérêts du peuple syrien, et de garantir des élections présidentielles honnêtes en 2014, sans ligne rouge pour les candidats. L’essentiel pour Téhéran est d’empêcher les groupes takfiris d’étendre leur hégémonie et de retirer l’armement chimique qui est devenu un danger imminent et pas seulement pour la Syrie.

Deux dossiers semblent toutefois non négociables avec les Américains, et pourraient très bien faire trébucher les tractations celui les droits du peuple palestiniens et celui la résistance.

Sur la première, rien ne peut changer l’animosité de Téhéran à l’encontre de l’entité sioniste, perçue comme étant l’usurpatrice de la Palestine. Pour la Iraniens, la seule solution possible est de reconnaitre les droits du peuple palestinien, de respecter leur droit au retour, et de lui restituer tous ses droits à l’instar de tous les autres peuples.

De plus, pas question non plus de faire des compromis sur le Hezbollah, dont l’influence selon les Iraniens en a fait une force incontournable dans la région. « C’est un spécimen singulier dans la nation. Ceux qui le trahissent ne peuvent lui nuire. Inversement, ceux qui le soutiennent sont victorieux », conclut assafir.

Raison pour laquelle, conclut son chroniqueur, le fait de prétendre a une transaction américano-iranienne se hâtent trop. Les divergences de 35 années ne pouvant être effacées par une quinzaine de minutes de compliments.