Ankara interdit aux kurdes turcs de prêter main forte aux Kurdes syriens dans leur lutte contre Daesh.
Les rebelles kurdes ont mis en cause mercredi la poursuite d'une trêve avec les autorités turques, accusant le parti au pouvoir de mener une "guerre" contre les Kurdes dans le contexte de l'offensive des jihadistes de l'Etat islamique (EI).
Cette déclaration de l'Union des communautés kurdes (KCK) -- considérée comme la branche politique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) clandestin -- est une manifestation supplémentaire de la dégradation du climat entre les Kurdes de Turquie et les autorités.
Le conseil exécutif du KCK a décidé que le "cessez-le-feu" avait été rompu dans les faits par les actions du Parti pour la justice et le développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan.
L'organisation a ajouté qu'elle avait décidé d'user "de tous les moyens pour répliquer à la guerre menée par l'AKP contre notre peuple."
Dans ce communiqué, le KCK accuse le gouvernement de profiter des efforts de paix du leader emprisonné du PKK, Abdullah Ocalan, pour ne rien faire, affirmant que la trêve était de fait "dénuée de sens".
La trêve avait été instaurée en mars 2013, alors que les deux parties cherchent à mettre fin à une rébellion longue de trente ans qui a provoqué la mort d'environ 40.000 personnes, menée par les militants du PKK pour obtenir leur autodétermination.
Faisant face à un afflux de réfugiés venus de Syrie, la Turquie a stoppé les tentatives des Kurdes de Turquie d'entrer en Syrie pour aller combattre les jihadistes takfiristes de l'EI (Daesh) , entrainant des protestations à la frontière.
Avec AFP