05-10-2022 06:02 PM Jerusalem Timing

Des opposants syriens contre l’intervention étrangère en Syrie

Des opposants syriens contre l’intervention étrangère en Syrie

Selon l’opposant Michel Kilo, les opposants à l’intérieur de la Syrie sont contre toute intervention étrangère ».

L’opposant syrien Michel Kilo a annoncé que le comité national pour le changement démocratique, réuni le 17 septembre près de Damas, ne compte pas se rallier au « conseil national syrien » fondé à Istanbul, l’accusant d’être ouvert à l’idée de « l’intervention étrangère » contre la Syrie.

Dans une interview effectuée à son domicile, Kilo a dit que « les opposants ralliés au conseil nationale sont en faveur d’une intervention étrangère pour résoudre la crise en Syrie, mais les opposants à l’intérieur de la Syrie sont contre cette intervention ».

« Si nous acceptons l’idée d’une intervention étrangère, nous aurons une Syrie pro-américaine, au lieu d’avoir une Syrie libre et souveraine », a-t-il indiqué, expliquant que « la demande d’une intervention étrangère aiguisera le problème parce que la Syrie sera entrainée dans des violences armées et dans les divisions confessionnelles. Nous qui vivons à l’intérieur de la Syrie, sommes contre la violence, les divisions confessionnelles et le recours aux armes ».

Selon le quotidien libanais Assafir, l’opposition syrienne interne revoit sa position sur ses relations avec le professeur à l’université de la Sorbonne Bourhan Ghalyoun, chargé de coordonner l’action du « conseil national » et de le présider, à cause de son soutien à une intervention étrangère dans les affaires syriennes.

« Si les manifestants décident de s’armer, il y aura de véritables craintes quant à l’éclatement de conflits civils ou confessionnels », soulignant que « tout le monde sera perdant dans ce cas ».

Le comité national pour le changement démocratique regroupe des parti « nationaux arabes », des Kurdes, des communistes, des marxistes, ainsi que des personnalités indépendantes comme Michel Kilo et l’économiste Aref Dalila. Le comité a élu un conseil central regroupant 80 membres, dont 25% sont des « jeunes révolutionnaires » qui ont lancé les protestations.

Source: Assafir