Un article publié dans le News Week dresse un bilan assez pessimiste de la situation en Egypte!
Huit mois se sont écoulés depuis la chute du président égyptien Hosni Moubarak, et les Egyptiens n’ont encore pas vu de changement réel dans la politique menée par le Conseil militaire provisoire.
Mais encore..
L'Egypte post-Moubarak connaît des violences sans précédent qui n’existaient même pas à l'époque de Moubarak. Même la surveillance des journalistes et la censure des médias se poursuivent encore !
Pire encore…
Selon le quotidien américain The News Week : rien ne laisse présager que l'armée a l’intention de remettre le pouvoir à un président civil élu dans un proche avenir, en dépit d' informations qui se répandent démentant de telles rumeurs.
Les préoccupations des égyptiens sont alimentées par le comportement du maréchal Hussein Tantaoui, contaminé par l’attachement au pouvoir, le poussant à se promener dans les rues du Caire, en civil.. Une tentative pour convaincre les égyptiens qu’il peut être bien plus qu’un simple chef militaire.
Mais au lieu de gagner l'amour des gens, les gens ont ridiculisé Tantawi sur Facebook et Twitter, et ce malgré le nombre de votes qui a augmenté au sein du conseil militaire provisoire en faveur de sa nomination à la présidence.
"Un remake grossier de l’accaparation du pouvoir par des militaires en 1952 jusqu’à ce jour" ! écrit le journal.
Bref, la révolution égyptienne est menacée d’être volée, si ce n’est déjà fait !
Nombreux sont ceux qui vont regretter d’avoir accordé leur confiance à l’armée.. Ils vont regretter les slogans qu’ils ont exprimé sur la place Tahrir "l'armée et le peuple ne font qu’un". Même les islamistes, ceux qui pensaient que l'armée allait les aider à réaliser leur programme, prennent conscience aujourd’hui que tout cela n’était qu’illusion. Tous ceux qui ont soutenu l’armée reconnaissent désormais que les éléments de l’armée sont des pions contre les libéraux et les gauchistes dans le pays, poursuit le quotidien américain.
Autrement dit, le Conseil militaire provisoire, qui a promis de céder le pouvoir après six mois, n'a pas tenu sa promesse. Et donc, il ne reste plus aux forces politiques, même celles rivales que de s’unir contre lui !
Là une question s’impose : quelles sont les prochaines démarches du Conseil qui persuaderont encore plus les Egyptiens qu'il essaie bel et bien de monopoliser le pouvoir?
Quand Moubarak est arrivé au pouvoir il a promis de ne rester que pour un seul mandat. Mais il n'a pas tenu parole. Lui et ses enfants sont accusés d’avoir tué des civils.. Apparemment, Tantawi suit leurs traces..