26-02-2024 01:12 AM Jerusalem Timing

Iran: Fordo, nouveau site d’enrichissement enfui sous une montagne

Iran: Fordo, nouveau site d’enrichissement enfui sous une montagne

Nouvelle annonce et non des moindre l’Iran s’est doté d’un nouveau site d’enrichissement d’uranium. Les occidentaux essuient donc un nouvel échec dans leur pression et se révoltent.

Décidemment l’Iran n’est pas en rade de belles surprises… Après le drone américain intercepté et décrypté, après les menaces d’Ormuz, voilà une nouvelle annonce qui commence à faire grincer les dents à plus d’un…

Qu’annonce lundi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ? ?? Qu’elle « peut confirmer que l'Iran a commencé la production d'uranium enrichi jusqu'à 20% (...) sur le site d'enrichissement de Fordo", qui, précisons-le est enfui sous une montagne de ce fait bien difficile à attaquer.

Dans un bref communiqué, l’agence assure en outre que "tout le matériel nucléaire dans l'installation reste sous la surveillance de l'agence", a ajouté l'AIEA, qui a son siège à Vienne.

Un diplomate occidental à Vienne, sous couvert d'anonymat, avait déjà fait part lundi du début de ces activités. "Cette dernière provocation ne fait que renforcer les inquiétudes de la communauté internationale", avait-il dit à l'AFP.

Les occidentaux se révoltent

D’ailleurs  à ce sujet, du côté des politiques de l’Occident, c’est la révolte.

A commencer bien entendu par Etats-Unis qui ont dénoncé lundi l'escalade iranienne. "Si (les Iraniens) sont en train d'enrichir à Fordo à 20%, c'est une nouvelle escalade dans la violation de leurs obligations en matière de nucléaire", déclarait la
porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

Et d’implorer ensuite les dirigeants des pays d'Amérique latine dans lesquels le président iranien Mahmoud Ahmadinejad effectue actuellement une tournée à faire pression sur lui pour qu'il accepte de dialoguer franchement avec la communauté internationale sur le programme nucléaire iranien.

Pour le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, "le début de l'enrichissement d'uranium à 20% dans la centrale nucléaire souterraine de Fordo est un pas supplémentaire dans l'escalade", a indiqué son porte-parole. Et de menacer qu’ "aussi longtemps que l'Iran ne bougera pas, il n'y aura pas d'alternative à des sanctions dures".

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, s'est quand à lui dit "extrêmement déçu" de cette décision.

Pour la France, "il s'agit d'une violation supplémentaire et particulièrement grave par l'Iran du droit international". Et là encore, même son de  cloche: "Cette nouvelle provocation ne nous laisse pas d'autre choix que de renforcer les sanctions internationales et d'adopter, avec nos partenaires européens et tous les pays volontaires, des mesures d'une ampleur et d'une sévérité sans précédent", déclarait un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

L'Iran rejette les critiques des Occidentaux

L'Iran a rejeté mardi les critiques des Etats-Unis et de pays européens, affirmant que leurs motivations étaient politiques.

"Toutes les activités nucléaires de l'Iran, notamment l'enrichissement d'uranium à Natanz et Fordo, sont sous la surveillance des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et les caméras de l'Agence surveillent 24 heures sur 24 ces activités", a déclaré Ali Asghar Soltanieh, représentant de l'Iran auprès de l'AIEA, cité mardi par l'agence Isna.

"Les réactions (des Occidentaux) sont exagérées et ont des motivations politiques", a-t-il ajouté affirmant que ces activités étaient purement pacifiques.
  

Le nouveau site peut contenir jusqu'à 3.000 centrifugeuses

Samedi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Fereydoun Abbassi Davani, avait annoncé la prochaine inauguration du site de Fordo, situé à 150 km au sud-ouest de Téhéran et qui peut contenir jusqu'à 3.000 centrifugeuses. L'Iran possède déjà 8.000 centrifugeuses sur le site de Natanz.


Rappelons, juste pour information, que l'uranium enrichi à moins de 20% est utilisé uniquement à des fins civiles.
Rappelons aussi que les  renseignements américains avait avoué qu’effectivement l’Iran n’avait pas pris la décision de mettre en place la bombe atomique.