25-05-2022 07:23 AM Jerusalem Timing

Homsi à la Nirenstein, et messages de bonnes intentions du CNS à Israël

Homsi à la Nirenstein,  et messages de bonnes intentions du CNS à Israël

Lorsque l’opposition syrienne pactise avec Satan pour accéder au pouvoir

Les liaisons israéliennes des membres de l’opposition syrienne  à l’étranger remontent à la surface au fil des jours.  En même temps, le CNS multiplie ses messages de bonnes intentions à l’ennemi sioniste.

Bassima KodmaniIl y a eu d’abord les images vidéo de la participation de la porte-parole du Conseil national syrien (CNS) Bassima Kodmani à un débat télévisé français culturel, en marge de la foire du livre israélien organisé à Paris en 2008 et au cours duquel elle a approuvé puis répété « qu’Israël est une nécessité dans la région ».

Seule invitée arabe au programme, alors que tous les autres étaient juifs israéliens ou français, elle a eu l’insolence de crier à la manipulation. C’est le site en ligne syrien communiste Al-Hakika (La vérité) qui avait mis en ligne son interview prenant soin de traduire en sous-titrage arabe les séquences en question.
 

Homsi et NirensteinLe deuxième épisode de ces liaisons est une photographie de l’opposant Mamoun al-Homsi, bras dessus-bras-dessous avec une politicienne israélo-italienne Fiamma Nirenstein connue pour son fanatisme sioniste. C’est l’Arab Digest qui a publié cette illustration qui date de 2007, et qui a été prise en marge d’une conférence de néoconservateurs sur la sécurité à Prague, intitulé la « Prague Security Conference ».

Ami de Farid Ghaderi, homme d’affaire syrien qui affiche ses liens avec Israël,  les affinités de Homsi avec le ennemi sioniste ne sont pas surprenants.
    

Quant à Nirenstein, elle a passé une bonne partie de sa vie dans une colonie palestinienne de Cisjordanie nommée Gilo où elle possède toujours une résidence. Elle a été à la tête de démarches du gouvernement israélien pour faire échouer la candidature palestinienne pour un statut d’Etat membre à part entière de l’ONU.

En parallèle à ces révélations du passé, nous parvient une garantie toute récente adressée par le CNS à Israël. Par la voix de son porte-parole médiatique le journaliste Riad Mouasas, il assure que le but de la révolution syrienne est de renverser la dictature et non d’instaurer un régime hostile à Israël ou qui veuille l’attaquer.

Riad MouasesDans un entretien accordé au journal tunisien anglophone Tunisia Life, en marge de la conférence de Tunis sur les soi-disant amis de la Syrie, Mouasas assure Israël n’a rien à craindre de la Syrie libre (après le renversement du régime). Avec un ton capitulard, cet ancien directeur du département arabe d’Euronews affirme : «  Nous avons perdus les hauteurs du Golan en 1967 lorsque nous avons attaqué Israël la dernière fois. Et depuis cette date, l’armée syrienne n’a pas la capacité d’attaquer Israël ». Et d’ajouter sur le même ton : «  la seule chose qui arrive lorsque nous attaquons Israël est que nous perdons davantage de territoires ».

Sachant que durant la guerre de 1973, les troupes syrienne étaient parvenues jusqu’au bord du lac de Tibériade. Mais c’est la trahison imprévue du président égyptien assassiné  Anouar Sadate qui a pris unilatéralement la décision d’arrêter la bataille les a contraints à battre en retraite.
Concernant la politique extérieure, Mouasas signale que le conseil prônera après la chute de Bachar el-Assad une politique qui s’écartera de l’Iran, du Hezbollah et de la Russie : « Nous n’aurons aucune liaison avec le Hezbollah. Qu’a fait le Hezbollah pour la Syrie », s’est-il interrogé. Selon Mouasas, le CNS œuvrera pour libérer le Golan à travers les négociations, après d’après lui la victoire de la révolution.

Pratiquement, le CNS semble avoir entrepris ses liens directs avec les dirigeants israéliens. Selon la dixième chaine de la télévision israélienne, il a envoyé à Israël une demande d’aide pour renverser le régime syrien dans une lettre envoyée par son membre Khaled Khoja au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à travers le député arabe israélien Ayoub Karra.

Itzhak Herzog

 

 

Et puis selon le New York Times, le député israélien et leader du parti travailliste Itzhak Herzog a affirmé depuis deux jours  avoir rencontré des dirigeants du CNS en France et aux Etats-Unis. Dans un entretien pour la télévision israélienne Herzog a confirmé la tenue de ces rencontres, appelant les dirigeants israéliens à soutenir ostensiblement la révolution syrienne, car selon lui, il s’agit «  d’un devoir moral ! ». 

Il a affirmé avoir reçu des garanties de leur part qu'une fois au pouvoir, ils négocieront avec Israël!