20-06-2021 07:49 AM Jerusalem Timing

Une compagnie saoudienne accuse l’Iran d’être derrière les cyberattaques

Une compagnie saoudienne accuse l’Iran d’être derrière  les cyberattaques

Or, l’affaire de l’Aramco a pris l’Occident de court, car, contrairement aux attaques passées attribuées à l’Iran, le niveau de sophistication et les dégâts occasionnés sont uniques à ce jour.

 
Le virus, appelé "Shamoon" ayant pris pour cible l’industrie pétrolière saoudienne a été, particulièrement, redoutable
et a représenté, d’après Léon Panetta, «l’attaque la plus destructrice menée contre le secteur privé, à ce jour». Le choix des cibles, en l’occurrence, les secteurs énergétiques saoudien et qatari, n’est pas anodin.

L’Arabie saoudite, notamment, est, particulièrement, dans la ligne de mire des Iraniens, car ce pays a augmenté sa production pétrolière à son seuil maximal de 10 millions de baril/jour, afin de compenser la perte de production iranienne, du fait des sanctions internationales, dont l’Iran fait l’objet, du fait de sa politique nucléaire.

L’Iran, qui a été nombre de fois pris pour cible par des attaques cyber, depuis l’attaque du virus "Stuxnet 2010", contre ses installations de centrifugeuses de Natanz, s’est doté, depuis quelques années, d’une capacité en la matière. Il existe même une unité militaire cyber, au sein de l’armée d’élite des Gardiens de la Révolution.

Or, l’affaire de l’Aramco a pris l’Occident de court, car, contrairement aux attaques passées attribuées à l’Iran, le niveau de sophistication et les dégâts occasionnés sont uniques à ce jour. Auparavant, les attaques iraniennes visaient simplement à engendrer un flux de trafic anormalement élevé, afin de bloquer les services en ligne, du fait d’une surcharge de demande.

Alors que les Etats-Unis semblent avoir créé un programme spécial de cyber guerre contre l’Iran, derrière le nom de code de «jeux olympiques», il ne faut pas s’étonner d’une réaction iranienne, en la matière. Ce qui est particulièrement inquiétant, pour les Américains, c’est le bond technologique que la recherche cyber iranienne semble avoir réalisé, comme en témoigne le virus «Shamoon» ayant bloqué et perturbé, pendant plus d’une semaine, le fonctionnement normal de la plus grande société pétrolière au monde.

Atlantico fr