27-11-2022 01:32 AM Jerusalem Timing

Rapport Goldstone: la France refuse la requête israélienne

Rapport Goldstone: la France refuse la requête israélienne

Selon Paris,la question d’un maintien ou d’un retrait du rapport Goldstone accusant Israël de "crimes de guerre" durant son offensive contre Gaza à l’hiver 2008/2009, ne se pose pas

La question d'un maintien ou d'un retrait du rapport Goldstone accusant Israël de "crimes de guerre" durant son offensive contre Gaza à l'hiver 2008/2009, ne se pose pas, a affirmé lundi le ministère français des Affaires étrangères alors que l’entité sioniste veut son annulation.
  
"Le rapport Goldstone a été publié en septembre 2009. C'est un document établi à la demande des Nations Unies qui n'a pas à être +maintenu+ ou +retiré+", a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero.
  
Il était interrogé sur la demande d'Israël de le voir annuler après que son auteur, Richard Goldstone, a reconnu dimanche avoir affirmé à tort que l’entité sioniste avait visé intentionnellement des civils.
  
"Nous avions regretté la décision d'Israël de ne pas coopérer alors avec la mission d'établissement des faits présidée par Richard Goldstone, décision qui comme le souligne M. Goldstone dans sa tribune parue dans le Washington Post, n'a pas permis à celle-ci de recueillir tous les éléments nécessaires à l'accomplissement de son travail", a ajouté Bernard Valero.
  
"La France a, d'une manière constante, indiqué qu'elle estimait nécessaire d'enquêter sur les violations du droit international humanitaire et des droits de l'Homme commises par toutes les parties à un conflit. Quelle que soit l'appréciation que l'on peut porter sur les diverses recommandations du rapport, que la France n'a pas endossé, le travail d'enquête effectué par la commission présidée par le juge Goldstone répondait à ce souhait", a-t-il dit.
  
"Nous notons également qu'Israël a, depuis, mis en place un certain nombre de procédures visant à répondre à la principale recommandation du juge Goldstone qui était pour les deux parties d'enquêter de manière crédible sur ces incidents", a aussi fait valoir Bernard Valero.